Facteurs prédictifs du traitement actif de l’angiomyolipome rénal typique au scanner - 04/11/20
Résumé |
Objectifs |
L’angiomyolipome (AML) rénal est une tumeur bénigne qui est aisément diagnostiquée au scanner dans sa forme typique. Ces tumeurs sont souvent traitées activement alors que la surveillance est l’option de choix.
L’objectif de cette étude étaient d’identifier les caractéristiques cliniques représentant des facteurs prédictifs du traitement actif de l’angiomyolipome rénal (AML).
Méthodes |
Les dossiers de patients pris en charge pour un AML typique au scanner ont été analysés rétrospectivement. La population étudiée a été divisée en deux groupes en fonction du traitement reçu : surveillance active (SA) ou traitement actif (TA). L’âge, le sexe, la sclérose tubéreuse de Bourneville, la taille de la tumeur, la maladie rénale controlatérale, la fonction rénale, l’année du diagnostic et les symptômes au diagnostic ont été évalués comme facteurs prédictifs potentiels du traitement actif en utilisant un modèle de régression logistique en analyse univariée et multivariée.
Résultats |
Au total, 253 patients (âge moyen 52,3±15,7 ans ; 70 % de femmes ; 70,9 % de diagnostics fortuits) ont été inclus dans l’analyse. Cent neuf (43 %) ont reçu une SA, tandis que 144 (57 %) ont eu un TA (Tableau 1). Selon l’analyse univariée, l’âge, la sclérose tubéreuse de Bourneville, la taille de la tumeur, les symptômes à la présentation et la maladie rénale controlatérale étaient des prédicteurs de la SA. Seules la taille de la tumeur (p<0,001) et l’année de diagnostic (p<0,001) sont restées significatives sur l’analyse multivariée. À titre d’exemple, la probabilité d’être pris en charge par la SA était de 50 % et 75 % et de 85 % en 2006, 2010 et 2015 respectivement. En ce qui concerne la taille, des tumeurs de 4 et 6cm avaient une probabilité d’être traitées avec la SA de 50 % et 25 % respectivement (Fig. 1).
Conclusion |
Cette étude montre que la gestion des masses rénales présentant des caractéristiques radiologiques typiques d’AML a nettement évolué au cours des trois dernières décennies, avec une tendance à la surveillance active plutôt qu’au traitement actif. La taille de la tumeur était le facteur prédictif le plus important dont la pertinence reste à évaluer.
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Vol 30 - N° 13
P. 786 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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