BRIGAROS : évaluation du brigatinib en accès compassionnel chez les patients porteurs d’un cancer bronchique non à petites cellules avec réarrangement de ROS1 - 25/12/21
, J. Mazieres 1, S. Mallah 1, G. Zalcman 2, R. Veillon 3, C. Audigier-Valette 4, M. Roa 5, I. Nicolle 6, S. Friard 7, N. Cloarec 8, R. Lamy 9, H. Morel 10, A. Lagrange 11, R. Schott 12, M. Sabatini 13, L. Masse 13, M. Giaj-Levra 14, L. Bigay-Game 1, J. Pinsolle 15, J. Bennouna 16, C. Chouaid 17, G. Rousseau-Bussac 17Résumé |
Introduction |
Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) métastatique bénéficie de nouvelles thérapies ciblant des anomalies moléculaires somatiques. Le réarrangement chromosomique de ROS1 est une anomalie rare bénéficiant de traitements spécifiques en première ligne thérapeutique. Néanmoins les possibilités thérapeutiques sont restreintes chez les patients prétraités. Le brigatinib est un traitement validé pour le réarrangement de ALK, mais possède aussi une activité in vitro sur ROS1, suggérée également par des données cliniques publiées. L’objectif de cette étude est d’évaluer le brigatinib chez des patients prétraités pour un CBNPC métastatique réarrangé ROS1.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique menée sur 18 centres en France, évaluant le brigatinib. Le critère de jugement principal est la survie sans progression. Les objectifs secondaires sont le taux de réponse, la survie globale et la tolérance.
Résultats |
L’analyse a permis d’évaluer 20 patients traités par Brigatinib dans le cadre de son accès compassionnel, délivré après au moins une ligne de traitement anti ROS1. Tous les patients ont reçu du Crizotinib. La médiane de survie sans progression est de 3,3 mois (2,3–16). Le taux de réponse est de 25 % avec un taux de contrôle de la maladie de 45 %. 3 patients avaient une réponse prolongée de plus de 18 mois à l’arrêt du recueil de données. Il n’a pas été rapporté de toxicité de grade 4 ou 5.
Conclusion |
Le brigatinib a une activité modeste chez les patients ROS1 mais peut constituer une ressource thérapeutique intéressante chez les patients ayant échappé à une ou plusieurs lignes de traitement. Une durée de réponse prolongée est observée pour certains patients.
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Vol 14 - N° 1
P. 63 - janvier 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
