Caractérisation du profil de tolérance de l’évobrutinib chez plus de 1000 patients issus d’études cliniques de phase 2 sur la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé - 16/04/22
, Dana Parsons-Rich 5, Hans Guehring 4Evobrutinib Phase II RMS study group
Résumé |
Introduction |
L’évobrutinib, un inhibiteur oral hautement sélectif de la tyrosine kinase de Bruton (BTKi), cible les lymphocytes B, les macrophages et la microglie impliquées dans la pathogénèse de diverses maladies auto-immunes.
Objectifs |
Analyser le profil de tolérance de l’évobrutinib, notamment les événements indésirables (EI) liés à la classe, à partir de données d’études cliniques de phase 2 sur la sclérose en plaques (SEP), la polyarthrite rhumatoïde (PR) et le lupus érythémateux disséminé (LED).
Patients et méthodes |
Les données des 3 études de phase 2 randomisées, en double aveugle, contrôlées par placebo ont été analysées (N=1083: évobrutinib, n=861; placebo, n=271, pour la SEP 49 patients ont reçu un placebo [Semaine 0–24] et l’évobrutinib [Semaine 25–48]; SEP: n=213, 48 semaines, PR: n=390, 12 semaines; LED: n=480, 52 semaines). L’analyse concernait tous les patients ayant reçu≥1 dose d’évobrutinib (25mg ou 75mg une fois par jour, ou 50mg ou 75mg deux fois par jour [BID]) ou un placebo.
Résultats |
Les taux d’incidence ajustés en fonction de l’exposition (TIAE) pour les EI apparus sous traitement (EIAT) en événements/100 pt-années étaient similaires pour évobrutinib et placebo (247,6 vs. 261,4). Les TIAE des EIAT pour évobrutinib vs. placebo étaient semblables par indication: SEP: 119,7 vs. 148,3; PR: 331,8 vs. 306,8; LED: 342,9 vs. 302,1. Les TIAE des élévations des ALT et des AST, et des infections graves avec évobrutinib vs. placebo étaient respectivement de 4,84 vs. 2,76, 3,48 vs. 0,69 et 2,72 et 2,07.
Discussion |
Le taux global d’EIAT était similaire pour l’évobrutinib et le placebo par indication dans les différentes études. Il n’y avait pas de risque accru d’infections graves avec l’évobrutinib (malgré un traitement immunosuppresseur de base dans les études PR et LED) et pas de déséquilibre entre les doses d’évobrutinib. Les élévations des ALT et des AST étaient asymptomatiques et réversibles.
Conclusion |
Ces résultats représentent la seule analyse intégrée de la tolérance d’un BTKi incluant des patients SEP. Globalement, le traitement par évobrutinib (toutes doses) était généralement bien toléré dans toutes les indications.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Évobrutinib, Sclérose en plaques, Tolérance
Plan
Vol 178 - N° S
P. S125 - avril 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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