Diagnostic d’un syndrome de Joubert de type 9 chez 2 patients de 58 et 56 ans grâce à l’exome - 16/04/22
Résumé |
Introduction |
Depuis 2013, l’exome est utilisé pour le diagnostic des ataxies cérébelleuses héréditaires quand les examens complémentaires n’ont pas permis d’évoquer d’hypothèses diagnostiques précises et que les analyses moléculaires classiques sont négatives.
Observation |
Un frère et une sœur de 58 et 56 ans, issu d’une union non consanguine ont présenté un tableau d’hypotonie néo-natale, retard des acquisitions, obésité infantile, et régression intellectuelle vers l’âge de 50 ans. Lors de la consultation de neurogénétique dans le centre de référence des maladies neurogénétiques du CHU d’Angers, cliniquement ils avaient une obésité morbide (IMC>50) et un syndrome cérébelleux majeur sans syndrome pyramidal. Le bilan des causes acquises et métaboliques d’ataxie était négatif. Leurs IRM cérébrales montraient un aspect de méga grande citerne avec atrophie vermienne majeure avec atrophie cortico-sous-corticale diffuse. Devant la normalité des examens habituels et du caryotype moléculaire par SNP-array, leur dossiers ont été présentés en RCP de neurogénétique en vue d’un séquençage d’exome en trio avec leur mère. 2 variants respectivement de classe 5 et 4, bialléliques, ont été identifiés dans le gène CC2D2A, responsable du syndrome de Joubert de type 9. Il s’agit d’une ciliopathie responsable d’une atrophie cérébelleuse congénitale associée à une déficience intellectuelle et une obésité, dont le signe pathognomonique est celui de la dent molaire à l’IRM cérébrale. Leurs relectures a bien retrouvé cette image typique du cervelet et des pédoncules cérébelleux supérieurs chez ces deux patients.
Discussion |
En conclusion, l’exome a permis de diagnostiquer un syndrome de Joubert de type 9 chez 2 adultes. Il s’agit des personnes les plus âgés chez qui ce syndrome, habituellement évoqué à l’âge pédiatrique, a été diagnostiqué.
Conclusion |
Cela indique que le syndrome de Joubert doit être évoqué chez l’adulte devant une ataxie syndromique sans orientation spécifique et qu’il faut prêter, même tardivement, une attention particulière au signe de la dent molaire sur l’imagerie cérébrale.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Ataxie congénitale, Dent molaire, Exome
Plan
Vol 178 - N° S
P. S46-S47 - avril 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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