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Acouphènes neurosensoriels auditifs - 05/08/22

[6-0403]  - Doi : 10.1016/S1634-6939(22)44751-X 
C. Nicolas-Puel a, b : Docteur, P. Tran Ba Huy c : Professeur, B. Carlander d : Docteur, G. Gascou e : Docteur, J.-C. Ceccato b,  : Docteur
a Service d'oto-rhino-laryngologie, CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France 
b Institut des neurosciences de Montpellier, Inserm U1298, Université de Montpellier, France 
c Membre de l'Académie nationale de médecine, Paris, France 
d Service de neurologie, CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France 
e Service de neuroradiologie, CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Saturday 06 August 2022

Résumé

Les patients qui ont des acouphènes interrogent le mèdecin généraliste, l'oto-rhino-laryngologiste (ORL), le radiologue, le neurologue, l'interniste, le dentiste. Dans la majorité des cas, les acouphènes sont auditifs, conséquence d'une ou plusieurs anomalies sur la voie auditive, de la périphérie jusqu'aux centres. On les appelle acouphènes neurosensoriels auditifs (ANSA). Les plus fréquents sont périphériques. Ils sont le fait d'une surdité périphérique et d'un défaut d'adaptation centrale. Si l'ORL est l'acteur de la compréhension de la cause périphérique (la surdité), le médecin généraliste est au cœur de la compréhension des mécanismes qui limitent l'adaptation centrale. Ce sont des anomalies métaboliques (anémie, dysthyroïdie, dysglycémie, etc.), hémodynamiques (hypertension artérielle, hypotension artérielle), neurotoxiques (alcool, drogues, pharmacologies, etc.), neurolésionnelles (vasculaire, dégénérative, etc.) mais également, des anomalies des rythmes et hygiène de vie (qualité de sommeil, carence d'apport, etc.). Les ANSA centraux, ceux dont la cause est centrale, sont plus rares, mais potentiellement plus dangereux. Le neurologue est rarement sollicité. Pour autant, certaines étiologies font toute la gravité de ce symptôme. C'est le cas des séquelles vasculaires ou de traumatismes crâniens, des démences (vasculaires ou dégénératives), des grandes pathologies neuropsychiatriques, des troubles de la pression intracrânienne (hypertension intracrânienne, hypotension intracrânienne), et plus rarement des vascularites cérébrales (notamment le syndrome de Susac).


Mots-clés : Acouphènes neurosensoriels auditifs (ANSA), Surdité, Défaut d'adaptation centrale, Constantes métaboliques et hémodynamiques, Neurologie


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