Évaluation de la faisabilité du sevrage héparinique durant les séances d’hémodialyse chez des patients sous AVK avec la membrane HeprAN - 06/09/22
Résumé |
Introduction |
Environ 15 à 25 % des patients en hémodialyse sont traités par anti-vitamine K (AVK). Le risque hémorragique chez ces patients est augmenté par l’anticoagulation perdialytique. Nous avons donc testé la possibilité d’arrêter sur le long terme l’héparine perdialytique chez les patients traités par AVK en utilisant une membrane greffée à l’héparine (HeprAN™).
Description |
Il s’agit d’une étude interventionnelle de 6 mois, sur deux centres (clinical trialNCT04462614).
Les critères d’inclusions étaient : les patients sous AVK, dialysant depuis au moins 3 mois, sous héparine perdialytique et utilisant une membrane HeprAN™.
La dialyse sur cathéter simple lumière était un critère d’exclusion.
Méthodes |
Le critère de jugement principal était le pourcentage de réussite du sevrage en héparine à l’arrêt de l’héparine (après une diminution progressive sur 3 semaines). Les critères de jugement secondaire étaient : la durée de maintien du sevrage héparinique et les facteurs (cliniques et biologiques) associés à l’échec et au maintien du sevrage.
L’échec de séance était défini par un arrêt de séance pour coagulation de circuit à moins de 95 % du temps prescrit.
Résultats |
Quarante-six patients ont étaient inclus. Le sevrage héparinique a été possible pour 73 % des patients. Parmi les patients ayant réussi le sevrage, 50 % ont terminé le protocole de 6 mois sans héparine.
Les facteurs de risques d’échec et de maintien du sevrage étaient en analyse bivariée : l’utilisation d’un cathéter tunnélisé double lumière (100 % d’échec, p<0,05), un index de résistance à l’érythropoïétine élevé (p=0,03) et une posologie élevée d’héparine à l’inclusion (p=0,04).
Conclusion |
L’arrêt de l’anticoagulation perdialytique est envisageable avec succès chez les patients sous AVK et utilisant la membrane Hepran™, à condition que l’abord vasculaire ne soit pas un cathéter et que l’index de résistance à l’EPO ne soit pas élevé.
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Vol 18 - N° 5
P. 305 - septembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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