Interventions pharmaceutiques dans un secteur de rétrocession – étude sur 7 mois - 15/12/22
Résumé |
Contexte |
Au sein de notre établissement, la pharmacie à usage intérieur est autorisée à rétrocéder certains médicaments aux patients ambulatoires. Dans notre secteur rétrocession, des dispensations sont également réalisées auprès des patients bénéficiant de la permanence d’accès aux soins de santé (PASS). Lors de chaque dispensation, le pharmacien réalise une analyse pharmaceutique au cours de laquelle il peut détecter des problèmes et formuler des interventions pharmaceutiques (IP) auprès des prescripteurs ou des patients.
Objectifs |
Réaliser une étude descriptive des interventions pharmaceutiques formulées au sein du secteur rétrocession.
Patients et méthodes |
Une étude rétrospective descriptive a été menée au niveau du secteur rétrocession de la pharmacie d’un centre hospitalier universitaire entre le 1er mars et le 31 octobre 2021. Toutes les ordonnances ont été soumises à validation pharmaceutique avant dispensation et les IP ont été formulées selon la grille établie par la Société Française de Pharmacie Clinique adaptée à la pratique officinale et modifiée pour la rétrocession.
Résultats |
Durant 7 mois, 6375 dispensations ont mené à 225 IP (3,5 %), soit 182 IP (3,1 %) pour 5858 prescriptions de patients ambulatoires et 43 IP (8,3 %) pour 517 prescriptions de patients PASS. Le taux d’acceptation des IP était de 89,8 % (respectivement n=165 et n=37). Concernant les patients PASS, plus de la moitié des problèmes (n=25 ; 58,1 %) concernaient une non-conformité de la prescription. Pour les patients en ambulatoire, une non-conformité de la prescription était retrouvée pour deux-tiers des IP (n=123 ; 67,6 %) avec 28 prescriptions (15,4 %) qui n’étaient plus valides et 24 prescriptions (13,2 %) qui concernaient des médicaments de réserve hospitalière ou disponibles en ville. Au total, 86 IP (38,2 %) ont mené à un arrêt du traitement ou à un refus de délivrance et82 IP (36,4 %) ont entraîné une proposition d’amélioration des méthodes de dispensation ou d’administration. Concernant les IP sur des primo-prescriptions (n=107), 11 problèmes de posologie et 9 interactions médicamenteuses ont été retrouvés.
Discussion/conclusion |
L’intérêt de l’analyse des prescriptions par le pharmacien lors de la dispensation aux patients ambulatoires est de nouveau mis en avant. La rétrocession est un secteur polyvalent. D’une part, ce secteur prend en charge des patients avec des maladies complexes, des médicaments particuliers ou considérés à risque. D’autre part, il prend également en charge des patients en situation de précarité, pour qui il existe régulièrement une barrière de la langue lors de la formulation de conseils. Le pharmacien a également un rôle de prévention. Des rappels sont réalisés régulièrement auprès des patients concernant la validité des ordonnances. Des fiches explicatives ont également été mises en place pour les médicaments les plus à risque afin de sécuriser la prise en charge.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Intervention pharmaceutique, Analyse pharmaceutique, Dispensation et distribution de médicaments à l’hôpital
Plan
Vol 57 - N° 4
P. e131-e132 - décembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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