Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la Vasectomie - 24/02/23
Recommendations of the Committee of Andrology and Sexual Medicine of the AFU concerning the management of Vasectomy

Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Résumé |
Objectifs |
Répondre aux principales questions cliniques que se posent les praticiens et les hommes consultant pour une demande de vasectomie.
Méthode |
La méthode RPC (Recommandations pour la pratique clinique) a été utilisée. Une recherche bibliographique Pubmed sur la période 1984–2021 a identifié 508 références, parmi lesquelles 93 ont été retenues et analysées.
Recommandations |
La vasectomie est une contraception permanente, potentiellement réversible. Il s’agit d’une intervention sûre. Les complications chirurgicales (hématomes, infections, douleurs…) sont rares. La fréquence des douleurs scrotales prolongées affectant la qualité de vie est de 1–2 %. La vasectomie n’a pas des conséquences négatives sur la sexualité. La vasectomie est contre-indiquée chez le patient mineur ou présentant un handicap intellectuel ou en cas d’impossibilité d’identifier et d’exposer le canal déférent. Les patients à risque majoré de regret sont les hommes célibataires, divorcés ou séparés, sans enfant et d’âge inférieur à 30 ans. La conservation de sperme sera discutée. Quelle qu’en soit la raison, la loi laisse au chirurgien la possibilité de refuser de pratiquer la vasectomie. Il doit en informer le patient dès la première consultation. L’anesthésie locale devrait être considérée en première intention. L’anesthésie générale peut notamment être envisagée en cas d’anxiété, de sensibilité du patient, et de difficulté prévisible de la procédure. Deux points paraissent améliorer l’efficacité de la vasectomie : la coagulation de la muqueuse déférentielle et l’interposition de fascia. Laisser libre l’extrémité testiculaire du canal déférent paraît diminuer le risque de survenue du syndrome post-vasectomie sans augmenter le risque d’échec, ni de complications. La vasectomie mini-invasive, dont la technique « sans bistouri », paraît associée à un risque plus faible de complications postopératoires que la vasectomie conventionnelle. Il est recommandé de réaliser un spermogramme à 3 mois post-vasectomie et après 30 éjaculations. S’il persiste des spermatozoïdes à 3 mois, un contrôle 6 semaines plus tard est recommandé. En cas de spermatozoïdes mobiles ou de plus de 100 000 spermatozoïdes immobiles/mL à 6 mois (définissant l’échec), une nouvelle vasectomie devra être envisagée. Une contraception doit être maintenue tant que l’efficacité de la vasectomie n’est pas confirmée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Objectives |
To answer the main clinical questions asked by practitioners and men consulting for a vasectomy request.
Method |
The CPR method was used. The clinical questions were formulated according to the PICO methodology. A Pubmed literature search for the period 1984–2021 identified 508 references, of which 79 were selected and analyzed with the GRADE grid.
Recommendations |
Vasectomy is a permanent, potentially reversible contraception. It is a safe procedure. A second vasectomy is necessary in only 1 % of cases. Surgical complications (hematoma, infection, pain, etc.) are rare. The frequency of prolonged scrotal pain after vasectomy is about 5 %, and less than 2 % describe a negative impact of this pain on their quality of life. Vasectomy does not have negative consequences on sexuality. The only contraindication to vasectomy is the minor patient. Patients at increased risk of remorse are single, divorced or separated men under the age of 30. Sperm storage may be particularly appropriate for them. Whatever the reason, the law allows the surgeon to refuse to perform the vasectomy. He must inform the patient of this at the first consultation. The choice of the type of anesthesia is left to the discretion of the surgeon and the patient. It must be decided during the preoperative consultation. Local anesthesia should be considered first. General anesthesia should be particularly considered in cases of anxiety or intense sensitivity of the patient to palpation of the vas deferens, difficulty palpating the vas deferens, or a history of scrotal surgery that would make the procedure more complex. Concerning the vasectomy technique, 2 points seem to improve the efficiency of the vasectomy: coagulation of the deferential mucosa and interposition of fascia. Leaving the proximal end of the vas deferens free seems to reduce the risk of post-vasectomy syndrome without increasing the risk of failure or complications. No-scalpel vasectomy is associated with a lower risk of postoperative complications than conventional vasectomy. Regarding follow-up, it is recommended to perform a spermogram at 3 months post-vasectomy and after 30 ejaculations. If there are still a few non-motile spermatozoa at 3 months, it is recommended that a check-up be performed at 6 months post-vasectomy. In case of motile spermatozoa or more than 100,000 immobile spermatozoa/mL at 6 months (defining failure), a new vasectomy should be considered. Contraception must be maintained until the effectiveness of the vasectomy is confirmed.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Contraception masculine, Vasectomie, Vasectomie reverso, Stérilisation, Reproduction, Canal déférent, Recommandations
Keywords : Male contraception, Vasectomy, Reverse vasectomy, Sterilization, Reproduction, Vas deferens, Recommendations
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
