Trajectoires d'utilisation des hypolipémiants chez les nouveaux utilisateurs d'antiPCSK9 - 12/03/24
, A. Singier b, A. Bénard-Laribière b, A. Jarne Munoz b, A. Pariente a, G. Veyrac cRésumé |
Introduction |
Les inhibiteurs de la proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 (antiPCSK9) sont indiqués en association avec des statines et/ou de l'ézétimibe pour intensifier la réduction du cholestérol LDL, et réduire le risque de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse. L'objectif de cette étude était de décrire les profils d'utilisation des antiPCSK9.
Méthodes |
Une étude de cohorte, incluant les nouveaux utilisateurs d'antiPCSK9 entre 2018 et 2021, a été menée à partir du Système national des données de santé (SNDS). Les trajectoires d'intensité du traitement hypocholestérolémiant dans les deux ans précédant l'initiation des antiPCSK9 ont été modélisées à l'aide d'un modèle mixte à processus latent sans effet aléatoire. L'intensité du traitement a été évaluée mensuellement en se basant sur quatre états : (1) absence de délivrance; (2) statine d'intensité faible, ou ézétimibe; (3) statine d'intensité modérée, ou faible + ézétimibe; (4) statine de forte intensité, ou d'intensité modérée + ézétimibe. Pour chaque trajectoire identifiée, l'utilisation des hypolipémiants au cours des six mois de suivi a été représentée à l'aide de graphiques en tapis de séquences.
Résultats |
La majorité des 6891 nouveaux utilisateurs d'antiPCSK9 était des hommes (65,7 %), d’âge médian 64 ans (IIQ : 56-71); 63,7 % étaient à très haut risque cardiovasculaire. Huit trajectoires ont été retenues : traitement hypocholestérolémiant intensif (33,8 %), faible/modéré à intensif (6,8 %), nul à intensif (3,4 %), faible/modéré (22,0 %), nul à modéré (8,7 %), intensif à faible/modéré (6,5 %), faible/modéré à nul (6,6 %), et nul (12,2 %). Les patients non traités avant l'initiation avaient plus souvent une délivrance unique (10,0 %). L'utilisation des hypolipémiants au cours des six mois de suivi dépendait de l’état atteint en fin de trajectoire; les patients non traités interrompaient plus fréquemment leur traitement hypolipémiant (17,3 %) que ceux ayant un traitement d'intensité faible/modérée, ou forte (respectivement 4,9 % et 1,3 %).
Conclusion |
Les nouveaux utilisateurs d'antiPCSK9 étaient majoritairement à très haut risque cardiovasculaire. Peu de patients étaient traités en première intention, mais ces derniers étaient ceux pour lesquels la persistance au traitement hypolipémiant était la moins bonne.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Hypolipémiant, AntiPCSK9, SNDS
Vol 72 - N° S1
Article 202274- mars 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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