Augmentation des lymphocytes T CD4+ et réduction générale des biomarqueurs inflammatoires indépendamment du taux de lymphocytes T CD4+ à l'inclusion pendant 240 semaines de traitement par fostemsavir (FTR) + traitement de fond optimisé (TFO) dans l'étude BRIGHTE - 29/05/24
Résumé |
Introduction |
Le fostemsavir, prodrogue du temsavir, premier inhibiteur d'attachement de sa classe, est indiqué en association avec d'autres antirétroviraux (ARV) chez les personnes lourdement prétraitées (LPT) atteintes du VIH-1 multirésistant et qui ne peuvent pas construire de schémas suppressifs. Nous présentons les résultats immunologiques à long terme d'environ 5 ans de traitement par FTR + TFO sur la base du taux de lymphocytes T CD4+ à l'inclusion (< 350, 350-< 500 et ≥ 500 cellules/mm3) de la cohorte randomisée (CR) de l'étude BRIGHTE de phase 3.
Matériels et méthodes |
L'étude BRIGHTE (N = 371) a inclus des adultes en échec sous leur traitement ARV actuel (CV ARN VIH-1 > 400 c/mL) avec ≤ 2 ARV pleinement actifs et approuvés. Les participants bénéficiant d'un ou 2 ARV actifs ont été inclus dans la CR et ont reçu un traitement par FTR + TFO en ouvert après une période contrôlée versus placebo en aveugle de 8 jours ; ceux bénéficiant de 0 ARV actif ont été inclus dans la cohorte non randomisée (CNR) et ont reçu un traitement par FTR + TFO en ouvert à partir du jour 0. Les réponses virologiques et immunologiques ont été analysées en fonction des données démographiques à l'inclusion et des caractéristiques de la maladie.
Résultats |
Sur 371 participants (CR, n = 272 ; CNR, n = 99), 290 (78 %) étaient des hommes, 166 (45 %) étaient âgés de ≥ 50 ans et 259 (70 %) étaient d'origine caucasienne. À l'inclusion dans la CR, 89 % des participants avaient une numération des lymphocytes T CD4+ < 350 cellules/mm3, 5 % entre 350-< 500 cellules/mm3 et 6 % ≥ 500 cellules/mm3 ; en semaine (S) 240, ces taux sont passés à 39 %, 22 % et 40 %, respectivement. Une analyse plus approfondie de l'impact de l'association FTR + TFO à 240 S dans les sous-groupes < 350 lymphocytes T CD4+ a montré les augmentations moyennes suivantes : < 20 lymphocytes T CD4+ à l'inclusion (+338 lymphocytes T CD4+), 20-< 50 (+332), 50-< 100 (+237), 100-< 200 (+263) et 200-< 350 (+359) ; l'augmentation moyenne dans le sous-groupe 350-< 500 était de +266 et, dans le sous-groupe ≥ 500, elle était de +177 lymphocytes T CD4+. Le rapport CD4+/CD8+ dans les sous-groupes de lymphocytes T CD4+ était plus élevé (< 350 : 0,15 à l'inclusion, 0,53 à S 240 ; 350-< 500 : 0,48 à l'inclusion, 1,02 à S 240 ; et ≥ 500 : 0,73 à l'inclusion, 1,02 à S 240). Par ailleurs, les biomarqueurs suivants ont été étudiés : sCD14, sCD163 et D-dimères.
Conclusion |
Indépendamment de la numération des lymphocytes T CD4+ à l'inclusion, de fortes augmentations continues des lymphocytes T CD4+ tout au long des 240 semaines ont été accompagnées d'une augmentation soutenue du rapport CD4+/CD8+ et d'une réduction générale des biomarqueurs inflammatoires. Les améliorations les plus importantes ont été rapportées chez les patients présentant une numération des lymphocytes T CD4+ à l'inclusion < 350 cellules/mm3.
Liens d'intérêts déclarés :
Membre de board, d'un conseil scientifique, intervenant ou invité dans un congrès ou un symposium d'un laboratoire pharmaceutique : AbbVie, Gilead, MSD, AAZ, Janssen, ViiVHealthcare, Astrazeneca Mylan, Teva, Majorelle. Investigateur des essais ANRS Ipergay, ANRS-Prevenir et PI de la sous études Rdr/chemsex de Prevenir,. Membre du groupe ANRS-MIE « Chemsex » et du Rapport Ministériel Benyamina.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 3 - N° 2S
P. S142 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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