Double arthroplastie d’interposition en pyrocarbone pour arthrose péritrapézienne : résultats à moyen et long termes - 13/12/24
Résumé |
Introduction |
La double arthroplastie d’interposition « intervention burger » par implants Pyrocardan® en trapézométacarpien (TM) et en scaphotrapézotrapézoidien (STT) est une technique conservatrice proposant une alternative à la trapézectomie en cas d’arthrose péritrapézienne symptomatique. Considérée comme radicale, la trapézectomie peut exposer le patient à une perte de force ou à un conflit métacarpotrapézoidien, avec des options limitées pour les chirurgies de révision. L’objectif de cette étude a été d’étudier les résultats cliniques et radiologiques à moyen et long termes de l’arthroplastie « burger » avec comme hypothèse qu’il s’agissait d’une technique fiable aux résultats au moins comparables à ceux d’une trapézectomie.
Matériel et méthodes |
L’étude rétrospective, monocentrique, a porté sur 64 patients (69 interventions) dont 86 % de femmes, âgés de 64,6 ans en moyenne, opérés entre 2009 et 2023. Le recul moyen était de 47 mois (9 à 174). Les deux implants d’interposition Pyrocardan® étaient mis en place par voie d’abord dorsale en TM et voie palmoradiale en STT. L’évaluation reposait sur des critères cliniques et radiologiques. Les révisions chirurgicales et autres événements post-opératoires étaient comptabilisés.
Résultats |
L’amélioration moyenne des scores fonctionnels a été de 31,7 points pour le QDASH et 40,7 pour le PRWE (p<0,001). Les mobilités et la force ont été améliorées chez tous les patients évalués, la douleur a diminué de 4,5/10 (p<0,001), avec une EVA de repos moyenne de 1,7/10. 74 % des patients se déclaraient satisfaits. Les mobilités et la force ont été améliorées chez 95 % des patients. 5 patients (7,8 %) ont nécessité une révision chirurgicale dans les 2 premières années : 4 patients ont eu une trapézectomie, dont 2 ont bénéficié d’un autre implant (un Pyrodisk, et un Pi2).
Discussion |
Les résultats à moyen et long terme des arthroplasties « burger » sont comparables à ceux de la trapézectomie pour l’amélioration des scores fonctionnels et de la douleur. Les implants sont bien tolérés, les mobilités sont similaires au côté controlatéral. La force est mieux préservée chez les « burger », au prix d’un taux de révision plus important. La nécrose du trapèze a été la principale cause de révision chirurgicale, l’évolution a été favorable chez tous les patients opérés d’une trapézectomie secondaire.
Conclusion |
L’arthroplastie « burger » est une technique fiable, associée à de bons résultats cliniques et radiologiques à moyen et long termes. Cette technique trouve sa place dans la stratégie thérapeutique pour la rhizarthrose avec atteinte STT, où une trapézectomie reste possible secondairement en cas d’échec.
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Vol 43 - N° 6
Article 102014- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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