Conséquences endocriniennes des maladies générales - 25/02/25
, M. Bastin b, S. Bakopoulou c, E.M.M. Thioye b, M. Hage b, d, M.-L. Raffin-Sanson b, dRésumé |
Les atteintes endocriniennes observées au cours de certaines maladies générales peuvent passer par différents mécanismes : infiltration par des cellules du système immunitaire (sarcoïdose, histiocytoses, maladie à immunoglobulines G4 [IgG4]), atteinte vasculaire (granulomatose avec polyangéite), complication thrombohémorragique (syndrome des antiphospholipides : SAPL) ou surcharge en protéines fibrillaires (amylose). Elles provoquent le plus souvent des déficits hormonaux et la région hypothalamohypophysaire est la plus souvent touchée. Mais d'autres atteintes sont possibles comme l'exces de synthèse de calcitriol (sarcoïdose) responsable d'hypercalciurie ou d'hypercalcémie, des infiltrations thyroïdiennes (sarcoïdose, histiocytoses, vascularites à anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles ou amylose) provoquant des goitres, des nodules et/ou une hypothyroïdie, beaucoup plus rarement une insuffisance surrénalienne (SAPL, histiocytoses, sarcoïdose) ou, exceptionnellement, une atteinte gonadique. À côté de l'atteinte directe des glandes endocrines par la maladie générale, un processus auto-immun en lien avec un terrain commun est possible (sarcoïdoses, SAPL, etc.). Les manifestations endocriniennes du syndrome POEMS (polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, prolifération monoclonale et anomalies cutanées) représentent un cas à part puisque leur mécanisme, mal connu, est indépendant d'une anomalie structurelle des glandes affectées. Le point d'appel le plus fréquent de ces atteintes est donc l'insuffisance anté ou posthypophysaire du déficit en vasopressine (diabète insipide central) et/ou des anomalies morphologiques de la région hypothalamohypophysaire à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), en particulier un élargissement de la tige pituitaire. Ces points d'appel doivent faire réaliser rapidement une enquête étiologique afin de rechercher une maladie générale sous-jacente mais surtout d'éliminer un diagnostic différentiel, au premier rang desquels une tumeur maligne (germinome, etc.). À l'inverse, dans un contexte de maladie générale comme celles citées supra, l'atteinte endocrinienne peut être asymptomatique et doit être recherchée systématiquement par des dosages hormonaux et une IRM hypothalamohypophysaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Insuffisance antéhypophysaire, Déficit en vasopressine (diabète insipide central), Sarcoïdose, Histiocytose, SAPL, Vascularite, POEMS, Amylose, IgG4, Tige pituitaire, Selle turcique vide
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