Analyse de la force isocinétique pour prédire le retour au sport après une stabilisation de l’épaule de type Latarjet : une étude transversale prospective - 06/03/25
Résumé |
Introduction |
La force isocinétique du couple des rotateurs médiaux (RM) et des rotateurs latéraux (RL) de l’épaule peut être considérée comme un indicateur potentiel de la stabilité dynamique de l’articulation gléno-humérale [1]. L’objectif premier était d’évaluer l’efficacité des tests isocinétiques à 4 mois pour prédire le niveau de retour au sport (RTS) 6 mois après une chirurgie stabilisatrice de l’épaule de type Latarjet. L’objectif secondaire était d’explorer les corrélations avec les paramètres testés et d’identifier les seuils optimaux pour assurer un RTS en toute sécurité [2].
Matériel et méthodes |
L’étude a évalué des athlètes ayant subi une chirurgie de stabilisation de l’épaule de type Latarjet. Les principaux prédicteurs testés étaient l’analyse des tests isocinétiques à 4 mois après l’opération. Les autres paramètres évalués étaient : le test fonctionnel de stabilité en chaîne cinétique fermée des membres supérieurs Closed Kinetic Chain Upper Extremity Stability modifié (mCKUEST), des questionnaires auto-administrés tels que le score de Walch-Duplay, le score de l’Indice d’Instabilité de l’épaule de l’Ontario Occidental (WOSI) et le score psychologique de retour au sport (SIRSI). Les patients ont été répartis en 2 groupes : ceux qui reprenaient le sport quel que soit le niveau et ceux qui ne reprenaient pas le sport.
Résultats |
Soixante et onze patients (âge moyen 27,43±9 ans) ont été inclus. Les participants ont été répartis comme suit : 23,61 % n’ont pas repris le sport, 38,89 % ont repris à un niveau inférieur et 37,5 % ont repris au même niveau. Des différences significatives des niveaux de force des rotateurs ont été relevées. Les patients qui n’ont pas repris le sport à 6 mois présentaient une force inférieure à toutes les vitesses concentriques (conc) des RL, en conc RM à 240°/s et en excentrique RM (p<0,05). Des tendances similaires ont été observées pour tous les résultats rapportés par les patients ainsi que le mCKCUEST (p<0,05). Les courbes ROC ont mis en évidence l’importance des tests isocinétiques conc RL à 240°/s (AUC=0,759, p=0,001, seuil=0,32Nm/kg, sensibilité=100 %, spécificité=49,1 %) et excentriques à 30°/s (AUC=0,76, p=0,001, seuil=0,51Nm/kg, sensibilité=94,1 %, spécificité=49,1 %) dans la prédiction du RTS.
Discussion/Conclusion |
Les tests isocinétiques peuvent servir de prédicteurs indépendants du RTS après Latarjet [3]. Les RM et RL en conc à 240°/s et en excentrique à 30°/s sont les plus précis. La récupération de la force est associée à de meilleurs scores Walch-Duplay et WOSI.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Force isocinétique, Latarjet, Retour au sport, Tests fonctionnels
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 36 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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