Lymphomes primitifs du système nerveux central du sujet immunocompétent - 28/04/25
, G. AntherieuRésumé |
Les lymphomes cérébraux primitifs ou lymphomes primitifs du système nerveux central (LPSNC) sont des affections rares, qui ne représentent que 5 % des tumeurs cérébrales, soit environ 250 cas par an en France. Leur incidence est en augmentation chez les patients immunocompétents de plus de 60 ans. La majorité des LPSNC sont des lymphomes diffus à grandes cellules B, dont la caractéristique est d'être confiné à l'encéphale, aux méninges et à l'œil. Sur le plan physiopathologique, ces lymphomes ont un phénotype postcentre germinatif et comportent des anomalies génétiques spécifiques. Le microenvironnement tumoral semble jouer un rôle important dans ce tropisme cérébral. En cas de suspicion de LPSNC, les corticoïdes doivent être évités avant la biopsie. Le diagnostic est porté après biopsie stéréotaxique. Des travaux de recherche portent sur l'obtention du diagnostic via la recherche de l'ADN (acide désoxyribonuclique) tumoral circulant dans un liquide biologique. Le traitement exclut toute chirurgie mutilante et se fonde sur des protocoles d'immunochimiothérapie comportant des anticorps monoclonaux anti-CD20, du méthotrexate et de la cytarabine à haute dose. Le traitement de consolidation par radiothérapie a majoritairement été abandonné en raison des séquelles neurologiques et cognitives, et a été supplanté par des stratégies de chimiothérapie intensive comportant du thiotépa, suivies d'autogreffe. Une évaluation neurocognitive au diagnostic et au cours du suivi est de fait recommandée. Compte tenu de la rareté de cette affection, l'inclusion des patients dans des essais thérapeutiques doit être encouragée. Chez les patients en rechute, les traitements ciblés et l'immunothérapie cellulaire telle que les cellules T à récepteur antigénique chimérique (cellules CAR-T) montrent des résultats prometteurs. L'amélioration des traitements de première ligne et de rechute a permis une augmentation du taux de survie à long terme, qui atteint à 5 ans 65 % pour les patients de moins de 60 ans, mais seulement 30 % pour les plus âgés. Les progrès à venir passeront également par une meilleure compréhension de la physiopathologie de ces lymphomes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Lymphomes, Lymphome diffus à grandes cellules B, Tumeurs cérébrales, Lymphomes intraoculaires, Chimiothérapie, Méthotrexate, Anticorps anti-CD20, Thérapies ciblées, Immunothérapie, Radiothérapie, Neurotoxicité
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
