Infections bactériennes non tuberculeuses : Prévalence et facteurs associés aux décès dans le département de médecine d'un hôpital de niveau 3 à Dakar - 29/05/25
Résumé |
Introduction |
Les infections bactériennes non tuberculeuses représentent une importante cause de morbi-mortalité en pathologie infectieuse. Leur prise en charge devient de plus en plus difficile du fait de l'émergence de bactéries multirésistantes. L'objectif de cette étude était d'estimer le taux de prévalence et d'étudier les facteurs associés aux décès des patients ayant une infection bactérienne non tuberculeuse dans le département de médecine d'un hôpital de niveau 3 à Dakar
Matériels et méthodes |
Il s'agissait d'une étude transversale descriptive et analytique allant du 1er février 2023 au 31 janvier 2024 portant sur les patients hospitalisés dans le site d'étude, chez qui le diagnostic d'une infection bactérienne non tuberculeuse a été retenu. La régression logistique multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs associés aux décès avec un seuil α = 0,05.
Résultats |
Sur 1085 patients hospitalisés durant la période d'étude, 181 présentaient une infection bactérienne non tuberculeuse soit une prévalence de 16,7%. L'âge moyen des patients était de 60 ± 18 ans et la tranche d'âge la plus représentée était celle de 60 à 80 ans (n = 69 ; 38%). Le sexe ratio (Homme/Femme) était de 1,08. Les foyers infectieux prédominants étaient urinaire (n = 61 ; 33,7%), respiratoire (n =30 ; 17%) et cutanée (n = 29 ; 16%). L'étiologie bactérienne était microbiologiquement confirmée chez 123 patients (68%). L'Escherichia coli (n=48, 39%), le Staphylococcus aureus (n = 15, 12%), le Klebsiella pneumoniae (n = 15, 12%) et le Pseudomonas aeruginosae (n = 14 ; 11%) étaient les isolats les plus retrouvés. Les bactéries identifiées étaient multirésistantes chez 64 patients (52%). Les antibiotiques les plus prescrits étaient la ceftriaxone chez 87 patients (48 %), suivis de l'amoxicilline-acide clavulanique chez 64 patients (35 %) et de la ciprofloxacine chez 32 patients (18 %). La durée moyenne de l'antibiothérapie était de 10,1 ± 5,5 jours. Le taux de létalité était de 15% (28/181). En analyse multivariée, les facteurs indépendamment associés au décès étaient l'âge ≥ 65 ans (OR = 3,2 ; IC95% = 1,2 – 9,5), l'hospitalisation antérieure (OR = 2,9 ; IC95% [1,1 – 8,5]), ainsi qu'un taux d'hémoglobine compris entre 3 g/dl et 7 g/dl (OR = 11,7 ; IC95 % [2,5 - 60,0]) ou entre 8 g/dl et 11 g/dl (OR = 4,9 ; IC95 % [1,6 - 18,4]), comparés aux taux ≥ 12 g/dl.
Conclusion |
Notre étude montre une prévalence hospitalière élevée des infections bactériennes non tuberculeuses dans le site de l'étude avec une forte proportion des bactéries multirésistantes. Le taux de létalité était aussi enlevé, particulièrement chez les patients âgés, ayant un antécédent d'hospitalisation ou un taux d'hémoglobine bas.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 4 - N° 2S
P. S93-S94 - juin 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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