COL3-03 Bactériémies à SARM (BSARM) : comment optimiser le traitement antibiotique ? - 03/07/08
Résumé |
Problématique |
La CMI moyenne des glycopeptides pour Staphylococcus aureus augmente progressivement depuis plusieurs années et est un facteur de risque de mortalité dans les BSARM lorsqu’elle est ≥ 2 mg/l.
Objectif de l’étude |
Évaluer l’impact des associations d’antibiotiques et du taux sérique de glycopeptide sur la mortalité globale en cas de BSARM.
Méthode |
Etude prospective réalisée au CHU de Strasbourg du 1er octobre 2003 au 1er avril 2006 chez des sujets adultes. Suivi des patients pendant 30 jours après le début du traitement efficace (vancomycine ou teicoplanine ± un autre antibiotique actif sur l’antibiogramme (aminoside, rifampicine, acide fusidique ou fosfomycine). Taux résiduel sérique (TRS) de glycopeptide mesuré à J3.
Résultats |
103 patients inclus, 31 (30,1 %) décédés à J30, 56 (54,4 %) traités par une association d’antibiotiques, 28 (27,2 %) avec un TRS de glycopeptide ≥ 20 mg/l à J3. En analyse univariée, un antécédent d’insuffisance cardiaque (p = 0,05), la survenue d’un choc septique (p < 0,0001) et un score APACHE II ≥ 21 (p = 0,003) étaient associés à un risque de décès plus élevé. Les patients traités par une association d’antibiotiques avaient une mortalité moindre à 30 jours (21,4 % vs. 40,4 % en cas de monothérapie, p = 0,03). Celle-ci était en revanche indépendante du TRS de glycopeptide à J3 (qu’il soit ≥ 15, 20, 25 ou 30 mg/l). En analyse multivariée (régression logistique), la survenue d’un choc septique (OR, 4,3; IC 95 %, 1,4-13,1) et la présence d’une association d’antibiotiques actifs (OR, 0.4; IC 95 %, 0,1-1) étaient les seuls éléments prédictifs de la mortalité à 30 jours.
Conclusion |
Un traitement combinant un glycopeptide et un autre antibiotique actif (aminoside, rifampicine, acide fusidique ou fosfomycine) est associé à un meilleur pronostic en cas de BSARM. La mortalité semble indépendante du TRS de glycopeptide à J3.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 38 - N° S2
P. 113 - janvier 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
