Examens biologiques en pathologie articulaire auto-immune - 13/10/25
, P. Brevet a, b, B. Gérard a, b, F. Jouen c, T. Lequerré a, bArticle en cours de réactualisation
Résumé |
Dans le cadre des maladies auto-immunes (MAI) à tropisme articulaire, les autoanticorps (auto-Ac) constituent des examens biologiques de premier ordre en s'étant assuré au préalable que leur présence n'a pas été induite par certaines situations inflammatoires chroniques ou des traitements. C'est avant tout l'identification d'auto-Ac ciblant une molécule bien précise qui a un intérêt clinique. Elle se fait par une réaction en phase solide où l'autoantigène est fixé sur un support variable selon les méthodes qui peuvent être unitaires ou multiparamétriques. Leur recherche ne doit pas être répétée du fait d'un faible taux de séroconversion. Le choix de ces auto-Ac dépend du contexte clinique. En cas de polyarthrite nue, trois auto-Ac sont d'emblée prescrits : Ac antinucléaires (AAN), facteurs rhumatoïdes (FR) et antipeptides citrullinés cyclisés ; en leur absence, d'autres sont cherchés (FR de classe IgA [immunoglobulines A], anti-Ro/SSA [pour lesquels il est important de distinguer les deux sous-populations de valeur clinique différente], antiacide ribonucléique de transfert synthétases) ; certains auto-Ac sont en cours d'évaluation pour faciliter le diagnostic des PR dites séronégatives. Dans un contexte d'atteinte articulaire avec au moins une manifestation extra-articulaire, le dosage des AAN constitue la première étape. La recherche des spécificités est ensuite guidée par la clinique et les résultats de ce test (taux, aspect de la fluorescence). Alors que certains auto-Ac s'avèrent plus spécifiques d'une MAI donnée, c'est davantage la mise en évidence de clusters qui contribue au diagnostic. La validation d'un résultat par une deuxième méthode peut s'avérer nécessaire. En cas de suspicion de vascularite systémique, la prescription des Ac anticytoplasmes des polynucléaires, voire des cryoglobulines est justifiée. Les auto-Ac ont une valence pronostique et la présence de certains d'entre eux doit inciter à une surveillance rapprochée en raison du risque d'apparition d'une atteinte viscérale potentiellement sévère. Le suivi de leurs taux est limité à certaines spécificités. Outre les auto-Ac, certains biomarqueurs, notamment la signature du gène IFN de type I, pourraient avoir un intérêt clinique à l'avenir.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Diagnostic, Pronostic, Autoanticorps, Polyarthrite rhumatoïde, Lupus érythémateux systémique, Syndrome de Gougerot-Sjögren, Sclérodermie, Myosite, Signature interféron
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
