Étude SUSTeR, cohorte rétrospective multicentrique des ablations de bandelettes sous urétrales synthétiques entre 2010 et 2024 pour complications à moyen ou long terme : la guérison des symptômes est-elle possible ? - 01/11/25
, T. Angelloz 2, C. Saunière 3, M. Lefief 4, B. Poussot 5, A. Lecourt 6, E. Hugo 7, S. Lasri 8, T. Brierre 1, X. Biardeau 8, B. Peyronnet 9, C. Manceau 10, E. Chartier Kastler 7, J.N. Cornu 6, C. Saussine 5, A. Descazaud 4, P. Neuville 3, M.A. Perrouin Verbe 2, X. Game 1Résumé |
Introduction |
Les patientes opérées d’une bandelette sous-urétrale synthétique peuvent développer des complications à moyen ou long terme : douleurs, troubles de la vidange vésicale, érosions, hyperactivité vésicale de novo. Celles-ci peuvent nécessiter une nouvelle intervention. L’étude SUSTER est une cohorte multicentrique française des ablations de BSU synthétique évaluant à moyen et long termes l’évolution symptomatologique après ablation chirurgicale des BSU.
Méthodes |
Étude rétrospective conduite dans 11 centres experts. Les données proviennent des dossiers médicaux (CRH, CRO, lettres de consultations). L’évolution des symptômes douloureux, urinaires pré- et post-ablation a été évaluée avant retrait, 1 mois (M1) et à an (A1). L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel R, le seuil de significativité était p<0,05.
Résultats |
Cinq cent cinquante et un patientes ont été incluses (les exclusions étaient des troubles vésicaux neurologiques ou une radiothérapie pelvienne). La moyenne d’âge était de 60 ans, 17,55 % avaient déjà eu au moins une autre BSU dans leur vie. L’indication principale était une incontinence urinaire d’effort (IUE) pure dans 64 %. Les symptômes principaux pour retrait sont exposés dans la Figure 1. Au total, 49 % des patientes avaient des douleurs, 36 % une dysurie et 25 % une hyperactivité vésicale/incontinence urinaire par urgenturie (HAV/IUU) post-BSU. Soixante-huit pour cent des chirurgies étaient des ablations partielles et 18 % des totales. À un mois, 24 % étaient asymptomatiques et 63 % avaient une disparition de leur symptôme principal. Soixante-six pour cent avaient une guérison des douleurs avec une récidive dans la première année dans 6 % des cas. Les troubles de vidange étaient guéris dans 80 % des cas et persistaient à un an dans 13,6 %. L’IUM était guérie dans 60 % (IUE et/ou IUU guérie). Concernant l’HAV/IUU elle était guérie dans 38 %, parmi celles persistance presque 30 % étaient présentent avant la pose de la BSU.
Conclusion |
La prise en charge chirurgicale des complications des BSU en France montre une amélioration significative des symptômes et un bon contrôle des douleurs. Il reste néanmoins des patientes symptomatiques post ablation de BSU qu’il est nécessaire de suivre.
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Vol 35 - N° 7S
P. S39 - novembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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