La planification préopératoire des arthroplasties de la rhizarthrose est-elle reproductible ? - 06/12/25
, Mathieu Ehlinger 2, Kursat Erdogan 1, Domenico Marrella 1, Adeline Mathiot 1, Stéphanie Gouzou 1, Philippe Liverneaux 1, Sybille Facca 1Résumé |
La rhizarthrose est traitée de manière croissante par arthroplastie. De nombreuses études comparent les différentes techniques de réalisation ainsi que les avantages/inconvénients de ce traitement comparé aux autres stratégies interventionnelles. Les chirurgiens du membre inférieurs ont pour beaucoup pris le parti de planifier leur geste avant mise en place d’une prothèse de hanche ou de genou. Le positionnement des implants est un facteur important sur la survie et l’absence de complications de ces prothèses. La planification préopératoire permet une analyse 2D utilisant des « modèles » positionnés sur une radiographie en vue de face et de profil selon Kapandji. Cette démarche n’a pas encore été introduite en chirurgie prothétique de la main. Aucun travail scientifique n’a jusqu’à présent été réalisé concernant la planification des prothèses trapézo-métacarpiennes. Notre étude recherche la reproductibilité entre la planification préopératoire et la mise en place de l’implant définitif. Il s’agissait d’une étude rétrospective du recueil de 14 patients (2 hommes et 12 femmes) ayant bénéficiés d’implants prothétiques type MAIA™, groupe Lépine par 3 chirurgiens. L’évaluation de la dimension des implants a été effectuée à l’aide du logiciel MédiCAD® permettant d’estimer sans nécessité de calibrage, la taille de la cupule, de la tige et du col. L’analyse a été effectuée par plusieurs opérateurs en aveugle. Les résultats indiquent une correspondance moyenne entre la planification et la tailles des implants posés de 32,5 % pour les cupules, de 53,6 % pour les tiges et de 46,5 % pour les cols. A ce jour, la planification préopératoire dans les arthroplasties pour rhizarthrose permet d’estimer la taille des implants qui seront posés avec une précision de moins de 50 %. La mesure du col nécessite des manoeuvres dynamiques que nous ne pouvons pas évaluer à l’aide des clichés radiographiques. Des clichés radiographiques de Kapandji parfaitement réalisés afin de pouvoir parfaitement positionner les implants auraient été préférables. Cette étude permet de montrer l’intérêt d’une planification et de l’évaluation :
– du trapèze (taille, morphologie),
– de la dimension maximale de la tige.
Il s’agit d’une aide intéressante mais à évaluer par une analyse prospective avec des clichés radiologiques de qualité.
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Vol 44 - N° 6
Article 102339- décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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