Évaluation de la consommation des antibiotiques de la classe Reserve dans un institut d’orthopédie - 07/12/25
, S. Mahfoudhi 1, 2, L. Shili 2, I. Fazâa 1, 3, I. Kooli 4, 5, M. Laaribi 1, 2Résumé |
Contexte |
Le linézolide, la fosfomycine, la colistine et la tigécycline, disponibles à l’institut et appartenant à la classe « Reserve », requièrent une gestion rationnelle et un suivi strict de leurs consommations respectives afin de prévenir le développement de résistances bactériennes.
Objectifs |
L’objectif de cette étude était d’évaluer la consommation de quatre antibiotiques (linézolide, fosfomycine, colistine et tigécycline) appartenant à la classe Reserve de la classification AWaRe de l’Organisation mondiale de la santé.
Matériels et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective menée dans le service de pharmacie de l’institut sur l’année 2024. Le logiciel STKMED® était utilisé pour le recueil des données de consommation, exprimées en dose définie journalière (DDJ) pour 1000 journées d’hospitalisations (JH). L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel Excel 2021®.
Résultats |
Durant la période d’étude, 25 prescriptions d’antibiotiques de la classe Reserve ont été analysées, représentant 1,32 % des prescriptions des antibiotiques de l’institut. Les prescriptions concernaient 17 patients hospitalisés avec un sex-ratio de 1,13 et un âge moyen de 53,94 ± 22,13 ans. Le service d’anesthésie-réanimation était le principal prescripteur (51,38 %). La consommation moyenne de la colistine était de 216,05 DDJ/1000 JH suivie par la fosfomycine (181,16 DDJ/1000 JH), le linézolide (128,82 DDJ/1000 JH) et la tigécycline (51,36 DDJ/1000 JH). La durée moyenne du traitement de chaque molécule était de 25 jours pour la fosfomycine, 16,1 jours pour la colistine, 16 jours pour la tigécycline et de 8,2 jours pour le linézolide. Les prélèvements effectués étaient l’hémoculture ( n = 8), le prélèvement peropératoire ( n = 6) et l’examen cytobactériologique des urines ( n = 4). Parmi les cultures positives (78,57 % des échantillons), 84 % étaient des bacilles Gram-négatifs et 16 % des cocci Gram-positifs. Un pourcentage de 30,77 % des cultures positives correspondait à des bactéries multirésistantes. Une désescalade de l’antibiothérapie n’a pas été réalisée dans 88,24 % des cas.
Discussion/Conclusion |
Les antibiotiques à large spectre sont rarement prescrits dans notre établissement. Leur prescription est plus fréquente en réanimation pour les patients en état critique. Il est crucial de continuer à optimiser leur prescription pour prévenir le risque d’émergence de résistances.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Antibiorésistance, Infection, Rationalisation
Plan
Vol 60 - N° 4
P. e132 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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