Conduite à tenir devant une hyperéosinophilie - 02/02/26
, A. Cottu b, O. Bouchaud cRésumé |
L'hyperéosinophilie, définie par un taux sanguin de polynucléaires éosinophiles supérieur à 1 500/mm 3 à deux reprises ou par une infiltration tissulaire, est une situation fréquente, parfois découverte fortuitement. Son interprétation nécessite de distinguer les causes réactionnelles, dominées par l'atopie et les infections parasitaires, des causes clonales plus rares. La priorité initiale est d'identifier les situations urgentes : DRESS ( drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms ), atteintes viscérales aiguës liées aux éosinophiles (myocardite), hémopathies, anguillulose disséminée. L'enquête étiologique repose sur un interrogatoire minutieux (voyages, expositions, médicaments), l'examen clinique et des explorations ciblées. Les parasitoses sont très liées au contexte géographique et à l'historique d'expositions, certaines pouvant persister des décennies. Enfin, un traitement spécifique (traitement antiparasitaire ou corticothérapie, parfois biothérapies anti-interleukine 5) est indiqué en cas d'atteinte d'organe ou d'étiologie identifiée nécessitant une prise en charge ciblée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Hypereréosinophilie, Polynucléaires éosinophiles, Éosinophilies clonales, Éosinophilies réactionnelles, Parasites, Corticothérapie
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