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Quelle place reste-t-il pour les antivitamines K ? - 06/02/26

Is there still a role for vitamin K antagonists?

Doi : 10.1016/j.banm.2025.12.006 
Bernard Iung
 Département de cardiologie, Inserm LVTS 1148, hôpital Bichat, AP–HP, université Paris-Cité, Paris, France 

Correspondance. Service de cardiologie, hôpital Bichat, 46, rue Henri-Huchard, 75877 Paris cedex 18, France. Service de cardiologie, hôpital Bichat 46, rue Henri-Huchard Paris cedex 18 75877 France

Résumé

Pendant plus de 50 ans, les antivitamines K (AVK) ont représenté le seul traitement anticoagulant oral disponible. Malgré leur efficacité, leur utilisation se heurte à la variabilité de l’activité anticoagulante nécessitant des prélèvements sanguins réguliers, aux moins mensuels, afin d’évaluer l’hémostase. Depuis les années 2010, les anticoagulants directs (AOD) se sont rapidement imposés en raison de l’absence de contrôles sanguins réguliers de l’hémostase et de nombreux essais randomisés ayant démontré une efficacité et une sécurité au moins équivalente aux AVK dans la plupart des indications aux traitements anticoagulants au long cours. Dans les recommandations actuelles, les AOD sont désormais recommandés en première intention dans la plupart des présentations de la maladie veineuse thromboembolique et de la fibrillation atriale. Les AVK demeurent indiqués dans les complications vasculaires du syndrome des antiphospholipides. Dans la fibrillation atriale, il est désormais clair que les AOD peuvent être utilisés chez les patients atteints d’une valvulopathie native autre que le rétrécissement mitral rhumatismal et après un remplacement valvulaire par bioprothèse. Les antivitamines K demeurent indiqués chez les patients présentant un rétrécissement mitral rhumatismal associé à une fibrillation atriale et après un remplacement valvulaire par prothèse mécanique. Les AVK demeurent indiqués également en cas d’insuffisance rénale terminale. Lorsque les AVK sont nécessaires, leur prescription doit être accompagnée d’une éducation du patient et, si possible d’une automesure de l’INR afin d’améliorer l’adhésion au traitement et de diminuer le risque de complication.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

For more than 50 years, vitamin K antagonists (VKAs) were the only oral anticoagulant therapy available. Despite efficacy, VKAs use is made difficult due to the variability of anticoagulant activity requiring regular blood samples to assess haemostasis, at least monthly. Since the 2010's, direct anticoagulants (DOACs) have rapidly prevailed over VKA, due to the lack of blood controls, and because numerous randomized trials have demonstrated at least equivalent efficacy and safety to VKAs in most indications of long-term anticoagulant therapy. According to current international guidelines, DOACs are now recommended as first-line treatment in most presentations of venous thromboembolism and atrial fibrillation. VKAs remain indicated in vascular complications of antiphopholipid syndrome. In atrial fibrillation, it is now clear that DOACs can be used in patients with native valve disease, except rheumatic mitral stenosis, and after valve replacement using a bioprosthesis. VKAs remain indicated in patients with rheumatic mitral stenosis associated with atrial fibrillation and after heart valve replacement using a mechanical prosthesis. VKAs are also indicated in case of terminal renal failure. When VKAs are required, their prescription should be associated with patient education and, if possible, international normalized ratio self-monitoring to improve patient adherence and reduce the risk of complications.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Anticoagulants, Thromboembolisme veineux, Fibrillation auriculaire, Valvulopathies, Prothèse valvulaire cardiaque, Insuffisance rénale

Keywords : Anticoagulants, Venous thromboembolism, Atrial fibrillation, Heart valve diseases, Heart valve prosthesis, Renal insufficiency


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Vol 210 - N° 2

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