Gaz du sang : du prélèvement à l'analyse et implications physiopathologiques - 17/02/26
: Docteur, F. Schmitt b : Docteur, P. Cailliez c : DocteurRésumé |
La mesure des gaz du sang artériel fait partie des examens de biologie fréquemment prescrits dans les services de soins, particulièrement aux urgences ou dans les services de soins intensifs. Elle correspond aux mesures de la pression partielle de l'anhydride carbonique (PaCO 2 ) et de celle de l'oxygène (PaO 2 ), ainsi qu'à la mesure de l'activité de l'ion hydrogène (pH). Le pH reflète l'équilibre acidobasique, véritable garant de l'homéostasie et de l'intégrité cellulaire. Cet équilibre est préservé grâce à des molécules appelées « systèmes tampons » (les bicarbonates, les protéines plasmatiques ou l'hémoglobine). Certains mécanismes de compensation sont rapides, comme l'élimination des ions H + par le poumon, ou plus lents, comme la production de bicarbonates par le rein. La précision et la rigueur allant du prélèvement à l'analyse s'avèrent prépondérantes pour que l'examen demeure fiable et permette un véritable prolongement de l'examen clinique en évaluant la sévérité des patients et en permettant la réévaluation des thérapeutiques mises en place. Certains appareils mesurent également les ions (K + , Ca 2+ , Cl - et Na 2+ ), le glucose ou le lactate. Du fait de la miniaturisation des automates, de leur fiabilité et de l'informatisation, la mesure des gaz du sang fait partie des premières analyses qui ont pu être délocalisées du laboratoire, au plus proche des patients et notamment en soins intensifs et au déchocage dans un service d'urgence. Il n'en reste pas moins indispensable de respecter une certaine rigueur dans le prélèvement et dans le délai d'acheminement, au risque dans le cas contraire de voir les résultats ininterprétables. Le prélèvement est réalisé dans une artère (l'artère radiale ou l'artère fémorale) à l'aide d'une seringue en plastique contenant un anticoagulant. Il doit être ensuite acheminé rapidement au laboratoire (dans les 30 minutes) et à température ambiante du fait d'un risque d'hémolyse, de coagulation, ou encore d'une contamination avec l'air ambiant s'il reste des bulles dans la seringue.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Gaz du sang, Équilibre acidobasique, Acidose métabolique, Trou anionique, pH, Biologie délocalisée, Bicarbonates
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
