Impact du statut « sans fragment résiduel » après prise en charge endo-urologique de calculs urinaires : revue systématique des complications et des taux de réintervention - 21/02/26
The impact of clinically insignificant residual fragments following endourological management of urolithiasis: A systematic review of complications and re-intervention rates
, Marie Chicaud a, b, c, d 
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Résumé |
Contexte |
L’obtention du statut « zéro fragment résiduel » (ZFR) est un objectif clé du traitement endo-urologique mais les définitions des statuts ZFR et sans fragment résiduel (SFR) restent controversées. Bien que le statut SFR soit défini comme l’absence de fragments ≤ 4 mm, il n’y a pas de consensus sur son importance clinique en ce qui concerne les complications et les besoins de réintervention. Notre objectif était d’évaluer le risque de complications et la nécessité d’une réintervention associés au statut SFR suite à un traitement endo-urologique de calculs urinaires.
Méthodes |
En février 2025, les bases de données PubMed/Medline, Scopus, Web Of Science et Embase ont été consultées à la recherche des articles relatifs aux définitions et aux résultats du ZFR et du SFR, en utilisant les combinaisons de mots-clés suivants : « taux de sans fragment résiduel », « fragments résiduels », « calculs urinaires », « zéro fragments résiduels », « lithiase urinaire », « complications » et « résultat ». Les critères d’inclusion étaient toutes les études avec une définition du ZFR/SFR et présentant des complications associées à la présence de fragments résiduels après le traitement (lithotripsie extra-corporelle, urétéroscopie ou néphrolithotomie percutanée).
Résultats |
Cinquante-deux études répondaient aux critères d’inclusion. D’après l’analyse groupée, la probabilité d’expulsion spontanée de fragments ≤ 4 mm était de 33 % (IC95 % : 12–50 % ; p < 0,001), tandis que les calculs ont augmenté de volume chez 32% des patients (IC95 % : 23–40 % ; p < 0,001). Des complications liées au SFR ont été observées chez 27 % des patients (IC95 % : 21–34 % ; p < 0,001), et le taux de réintervention était de 21 % (IC95 % : 16–26 % ; p < 0,001) dans le cadre d’un suivi moyen allant de 3 à 59 mois. Le risque de biais était globalement modéré, les études à un seul bras présentant le risque de biais le plus élevé.
Conclusions |
Les patients, même avec un statut de SFR ≤ 4 mm, doivent être surveillés de près et informés de la probabilité non négligeable de complications et de réintervention. Même si un tiers ont une probabilité de passage spontané. L’endo-urologue et les patients doivent être conscients de ces résultats afin de mieux planifier la prise en charge, le suivi et la nature « non significative » des fragments résiduels en supplément de l’analyse du calcul qui détermine sa nature chimique du calcul et son origine métabolique. Par conséquent, l’objectif des chirurgies devrait être d’atteindre le zéro fragment résiduel (ZFR), en particulier chez les patients à haut risque.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Background |
Achieving stone-free status (SFS) is a key goal of endourological treatment, yet definitions of SFS and clinically insignificant residual fragments (CIRF) remain controversial. While CIRF is frequently defined as residual fragments ≤ 4 mm, there is no consensus on its clinical significance regarding complications and re-intervention needs. We evaluate the risk of complications and the need for re-intervention associated with the presence of CIRF following endourological treatment for urolithiasis.
Methods |
The PubMed/Medline, Scopus, Web Of Science, and Embase databases were searched for articles relating to SFS and CIRF definitions and outcomes, in February 2025, using keyword combinations: “stone-free rate”, “residual fragments”, “clinically insignificant residual fragments”, “urinary calculi”, “urolithiasis”, “complications”, and “outcome”. Inclusion criteria were all studies with SFS/CIRF definition and complications associated with residual fragments following treatment (shock wave lithotripsy, ureteroscopy, or percutaneous nephrolithotomy).
Results |
Fifty-two studies met the inclusion criteria. From the pooled analysis the probability of spontaneous expulsion of CIRF ≤ 4 mm was 33% (95% CI: 12–50%; P < 0.001), while regrowth occurred in 32% (95% CI: 23–40%; P < 0.001). CIRF-related complications were observed in 27% (95% CI: 21–34%; P < 0.001), and the re-intervention rate was 21% (95% CI: 16–26%; P < 0.001). During a follow-up ranging from 3 to 59 months. The risk of bias was moderate overall, with single-arm studies exhibiting the highest bias risk.
Conclusions |
Patients with CIRF ≤ 4 mm should be closely monitored and informed about the non-neglectable likelihood of complications and of re-intervention. On the other hand, they have one probability out of three of spontaneous clearance. Endourologist and patients should be aware of these outcomes to better plan the management, follow-up, and the “insignificant” nature of residual fragments in addition to the analysis of the stone, which determines its chemical composition and metabolic origin. Hence, the aim of surgeries should be achieving the complete SFS, especially in high-risk stone former patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Urétéroscopie/effets indésirables, Complications postopératoires, Résultat thérapeutique, Chirurgie de second regard, Urolithiase
Keywords : Ureteroscopy/adverse effects, Postoperative complications, Treatment outcome, Kidney calculi, Second-look surgery, Urolithiasis
Plan
| ☆ | Séance du 30/09/2025. |
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