Connaissances, attitudes et pratiques concernant le virus de l’immunodéficience humaine dans une université privée d’Antananarivo - 21/02/26
, Volatiana ANDRIANANJA 1, Andriamirado RABEMANANTSOA 1, Sedera MIORAMALALA 2Résumé |
Introduction |
Le VIH/Sida demeure un problème majeur de santé publique à Madagascar. L’objectif de cette étude était de décrire les connaissances, les attitudes et les pratiques (CAP) relatives au VIH/Sida chez des jeunes universitaires.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude descriptive transversale, menée du 1er mai au 30 juin 2020 auprès des étudiants de l’université privée ESSCA, située à Antananarivo. Tous les étudiants inscrits durant cette période ont constitué la population cible.
Résultats |
Les connaissances générales sur le VIH/Sida étaient globalement satisfaisantes: 100 % des étudiants interrogés en avaient déjà entendu parler. L’école était la principale source d’information (73,08 %), suivie de la radio (64,96 %). Le préservatif a été reconnu comme moyen de prévention par 71,73 % des étudiants.
Concernant les attitudes, 50 % ont déclaré être prêts à réaliser un test de dépistage. Les attitudes envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) étaient globalement positives: 77,78 % accepteraient de prendre soin d’un proche séropositif, mais seulement 25,6 % accepteraient de partager leur couvert. Ces attitudes variaient selon le niveau d’exposition à l’infection.
S’agissant des pratiques, 59,4 % des étudiants avaient déjà eu des rapports sexuels. L’âge moyen du premier rapport était de 17 ans chez les garçons et de 18 ans chez les filles, avec une utilisation du préservatif rapportée par seulement 19,23 %. Le nombre moyen de partenaires était de 3, certains garçons déclarant jusqu’à 25 partenaires. Dans les trois mois précédant l’enquête, 38,13 % n’avaient jamais utilisé de préservatif. Enfin, 12,95 % des étudiants sexuellement actifs avaient réalisé un test de dépistage, contre 98,94 % des non-actifs.
Conclusion |
Une bonne connaissance du VIH/Sida et de ses moyens de prévention coexiste avec des pratiques sexuelles à risque. Il est donc nécessaire de renforcer la sensibilisation et l’éducation pour promouvoir un réel changement de comportement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S12 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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