Initiatives citoyennes : quand la sidération cède face à la volonté - 21/02/26
Résumé |
Cette présentation repose sur un témoignage et un ressenti personnel concernant les initiatives citoyennes spontanées mises en place à Mayotte après Chido. À partir d’une expérience individuelle de sinistré et de celle des cercles proches, plusieurs actions collectives observées dans les mois suivant l’événement ont été décrites et synthétisées. Six types de collectifs ont été recensés.
Les Archis de Mayotte (environ 140 membres) constituent une initiative à ancrage local, élargie à des volontaires de l’océan Indien et de métropole. Le collectif mène des actions spécialisées, incluant diagnostics bâtimentaires et sanitaires ainsi que la sécurisation de structures, en collaboration avec des entreprises et l’État.
Entraide locale Mayotte (environ 100 membres) présente un ancrage principalement métropolitain et agit comme réseau de mise en relation professionnelle et personnelle pour faciliter les contacts et la circulation d’informations.
La Cellule de coordination citoyenne (environ 200 membres, jusqu’à 1 000 personnes atteintes via des groupes annexes) s’appuie sur un réseau associatif. Elle organise des groupes de travail thématiques à la fois pour des actions en phase d’urgence et pour des activités de plaidoyer à plus long terme. Elle assure également un relais d’information et une cartographie en temps réel des ressources disponibles.
Le collectif Des bateaux pour Mayotte (six personnes et leurs réseaux) possède un ancrage hybride incluant Mayotte, l’océan Indien et la métropole. Ses membres ont mené des démarches de lobbying auprès des autorités malgaches (abouties) et françaises (sans suite) afin d’ouvrir une voie d’approvisionnement entre Majunga et Mayotte. Une cagnotte de 32 000 euros a été redistribuée à des collectifs d’action directe.
Aide Directe Mayotte (environ 40 membres), d’ancrage métropolitain, organise des actions locales via une cagnotte et des distributions alimentaires et matérielles (27 répertoriées). Le groupe s’est structuré en association en septembre 2025.
Enfin, Chido Résilience Petite Terre (environ 50 membres) se caractérise par un ancrage local et une expertise issue de parcours humanitaires. Ses actions incluent des maraudes immédiates dans les quartiers précaires, l’aide au déblayage, la gestion d’une cagnotte et la coordination de points de distribution alimentaire biquotidiens sur quatre mois, puis mensuels, servant également de moments d’accès aux soins grâce à l’implication de bénévoles et de pompiers.
Cette synthèse ne couvre qu’une partie des initiatives identifiées. D’autres acteurs, tels que des associations sportives, collectifs professionnels, groupes citoyens, gîtes et restaurants, ont également mis en place des actions de solidarité. Un sentiment partagé d’abandon institutionnel apparaît comme un moteur de ces initiatives spontanées, dont l’impact s’avère large et parfois proche de pratiques professionnelles.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S15 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

