Prévalence des maladies oculaires liées aux ultraviolets à Mayotte - 21/02/26
, Samy SAID 1, Charles MENARD 3, Xavier ZANLONGHI 4, Antoine BERTOLOTTI 1, 5Résumé |
Contexte |
Mayotte est caractérisée par son exposition solaire intense tout au long de l’année. La situation géographique intertropicale expose sa population à des hauts niveaux de rayonnements ultraviolets qui peuvent entraîner des conséquences délétères sur la peau mais aussi sur les yeux.
Objectif |
Cette étude a pour objectif de décrire les lésions oculaires liées à l’exposition solaire à Mayotte.
Méthode |
Étude rétrospective, multisite et observationnelle sur dossiers de patients anonymisés de Novembre 2022 à Octobre 2023. La prévalence des maladies oculaires était exprimée en valeur absolue et son taux en pourcentage. Les variables significativement associées à la présence de la maladie oculaire étudiée (p ≤ 0,2) dans le modèle univarié ou cliniquement pertinentes ont été incluses dans un modèle de régression logistique multivarié. Les analyses ont été effectuées à l'aide du logiciel R®.
Résultats |
Sur les 2704 patients inclus de plus de 18 ans, l’âge moyen était de 48 ans (ET = 16), la prévalence de la cataracte était la plus élevée des lésions oculaires observées n = 381 (14,1 %), suivie du syndrome sec n = 199 (7,4 %), du ptérygion n = 170 (6,3 %), de la photokératite n = 107 (4,0 %), de la pinguecula n = 19 (0,7 %), du kératocône n = 9 (0,3 %), de la DMLA n = 6 (0,2 %) et du naevus/mélanome n = 5 (0,2 %). La myopie forte a une prévalence de n = 46 (1,7 %). Le genre homme est un facteur de risque significatif, Ora = 1,47 [1,06–2,04] tout comme avoir entre 35 et 49 ans, Ora = 4,62 [2,35–9,07] par rapport aux moins de 35 ans pour le ptérygion/pinguecula. Le risque de cataracte est multiplié par 11,51 [5,33-24,88] chez les patients de 50 à 69 ans par rapport aux moins de 35 ans.
Discussion |
Cette première étude sur l'ile de Mayotte souligne l'impact du soleil sur l'œil. Une sensibilisation des instances sanitaires pour envisager des moyens de prévention adaptés semble nécessaire. La force de cette étude est d’avoir la quasi-exhaustivité des consultations en ophtalmologie sur cette période.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S30 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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