Forte prévalence des infections transmissibles et de la vaginose bactérienne chez les femmes en âge de procréer ayant recours au planning familial à Antananarivo - 21/02/26
, Aina HARIMANANA 2, Solange Bienvenue RASOANANDRIANINA 3, Reziky Tiandraza MANGAHASIMBOLA 2, Dimitri Toky RASOLOSON 2, Noël Harijaona RATOVONIRINA 1, Lala Fanomezantsoa RAFETRARIVONY 1, Tsiry Tahina RASOLOFOMANANA 1, Laurah RABARISOA 1, Rindra Vatosoa RANDREMANANA 2, Tania CRUCITTI 1Résumé |
Introduction |
Les infections sexuellement transmissibles (IST) et la vaginose bactérienne (VB) entraînent une inflammation génitale qui constitue un facteur de risque majeur pour la transmission et l’acquisition du VIH. Dans le cadre d’une étude diagnostique, multicentrique, visant à évaluer un test de diagnostic rapide d’inflammation génitale (GIFT), nous avons cherché à déterminer la prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) et de la vaginose bactérienne (VB) ainsi que leurs facteurs de risque associés à Antananarivo, Madagascar.
Méthodologie |
Des femmes sexuellement actives, non enceintes, âgées de 18 à 35 ans et sans traitement récent contre les IST ou la VB ont été recrutées au service de Planification Familiale de l’Hôpital Gynécologique-Obstétrique de Befelatanana. Elles ont rempli un questionnaire sur leur profil, leurs comportements sexuels et leur santé reproductive. Le personnel médical a effectué des examens cliniques, dépistage du VIH et des prélèvements pour le diagnostic de la VB et plusieurs IST (Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis, Mycoplasma genitalium ). Les facteurs associés aux IST (hors VIH) ont été analysés par régression logistique univariée et multivariée.
Résultats |
Au total, 225 femmes malgaches ont participé à l’étude (âge médian: 27 ans). La majorité étaient en couple (89 %) et 56 % travaillaient, dont 48 % dans le secteur informel. Des pertes vaginales inhabituelles ont été rapportées par 52 % des participantes. Les prévalences des IST étaient les suivantes : Chlamydia trachomatis 12,5 %, Neisseria gonorrhoeae 4,9 %, Trichomonas vaginalis 17,9 %, Mycoplasma genitalium 4,9 %. La prévalence de la VB et du VIH était de 44 % et 0,4 % respectivement. Le fait de n’avoir jamais été mariée et l’insertion de liquides dans le vagin pour des raisons d’hygiène intime figurent parmi les facteurs de risque significativement associés aux IST.
Discussion |
Les résultats révèlent une prévalence élevée des IST et de la VB à Antananarivo, cohérente avec les résultats de l’étude pilote PrevISTana. Cependant, le recrutement dans un seul centre pourrait biaiser les estimations nationales. Malgré une faible utilisation des méthodes de prévention, la prévalence du VIH reste faible. Ces données sont importantes, compte tenu du manque d’études locales sur les IST à Madagascar.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S32 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
