Utilisation du bictégravir au cours de la grossesse au Centre Hospitalier de Mayotte - 21/02/26
Résumé |
Introduction |
L’utilisation du Bictégravir (BIK) au cours de la grossesse fait encore l’objet de recommandations diverses selon les sociétés savantes. Cette étude décrit l’utilisation de ce traitement comparé à d’autres trithérapies dans une des plus grandes maternités françaises.
Méthodologie |
Étude rétrospective sur 3 ans (2022 à 2024) de toutes les grossesses menées à terme au Centre hospitalier de Mayotte. Les calculs de l’âge, de la parité ont été rapportés au nombre de femmes (n=124). Les calculs sur le traitement, la charge virale, le terme, le mode d’accouchement ont été rapportés au nombre de grossesses suivies (n = 129).
Résultats |
Pendant 3 ans, 134 grossesses ont été suivies. 2 femmes ont été perdues de vue, 3 ont changé de maternité sans possibilité d’avoir des informations. L’étude a porté sur 129 grossesses. Lors du premier suivi, l’âge médian était de 29 ans (19 - 42 ans), la parité médiane était 3 (1 - 11). Le terme médian à l’accouchement était de 39 semaines (32 - 43). La séropositivité a été découverte chez 58 femmes (47 %) au cours de la grossesse dont 3 en salle de naissance. Au cours du suivi des 129 grossesses, 57 (44 %) ont reçu BIK pendant au moins un trimestre, 66 (51 %) ont reçu un traitement autre que le BIK et 6 (5 %) n’avaient aucun traitement. Il y a eu 3 grossesses gémellaires, une MFIU à 37 SA, 13 accouchements prématurés avant 37 SA. Environ deux tiers des accouchements (n = 83 ; 64 %) ont été par voie basse, 46 (36 %) par césarienne dont 21 pour raisons virologiques. Il n’y a pas de différence dans les modes d’accouchement, le terme, la tolérance chez les femmes recevant le bictégravir et les autres parturientes. Aucun enfant n’a été contaminé.
Conclusion |
La prescription du BIK a été influencée par la précarité des femmes, par souci d’un traitement facile à prendre et le plus souvent l’absence de génotype à la prescription initiale. Dans cette cohorte l’utilisation du bictégravir semble bien supportée, avec une rapide efficacité sur la charge virale et n’a pas eu d’impact sur le déroulement de la grossesse ou le mode d’accouchement. Le taux de césarienne chez les femmes séropositives est deux fois plus important expliqué partiellement par un non contrôle virologique en fin de grossesse. De nombreuses femmes ont découvert leur séropositivité au cours de la grossesse
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 1S
P. S9 - février 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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