L’approche Snoezelen comme soutien au lien parent-enfant lors d’hospitalisation à temps plein en pédopsychiatrie : série de cas et revue de la littérature - 03/03/26
The Snoezelen approach to support the parent-child bond during full-time hospitalization in child psychiatry: Case series and narrative review

Résumé |
Introduction |
Lors d’une hospitalisation à temps plein d’un enfant en pédopsychiatrie, la séparation avec ses parents peut être vécue comme une rupture de lien. L’approche Snoezelen, initialement développée pour favoriser la relaxation grâce à des médiations sensorielles, pourrait être utilisée pour soutenir les liens parent-enfant dans ces contextes.
Méthode |
Cette série de trois cas décrit l’utilisation de séances Snoezelen pluri-hebdomadaires impliquant l’un ou les deux parents de trois enfants hospitalisés à temps plein pour des troubles psychiatriques variés. Ces observations se sont centrées sur les bénéfices individuels et sur la relation parents-enfant. Nous avons aussi mené une synthèse des données de la littérature sur l’efficacité de cette approche en population pédiatrique.
Résultats |
Dans les trois cas, les séances Snoezelen parents-enfant, menées en complément des soins habituels, ont été associées à une amélioration clinique et fonctionnelle. Outre les effets sur l’enfant, nous avons observé au cours des séances des moments partagés de qualité parent-enfants, concomitant, en dehors des séances, à une réduction des tensions familiales et une communication parent-enfant plus harmonieuse. La majorité des essais contrôlés ont été conduites chez des jeunes avec troubles du neurodéveloppement, soit autistique ( k = 3) ou non autistique ( k = 4), avec respectivement un effet observé sur la sévérité des symptômes autistiques et des problèmes de comportement. Une seule étude s’est intéressée à la perception parentale mais les parents ne participaient pas aux séances.
Discussion |
Cette série de cas illustre l’intérêt potentiel de l’approche Snoezelen pour soutenir les liens familiaux fragilisés dans des contextes d’hospitalisation temps plein en complément d’autres interventions. Nous avons fait l’hypothèse que cette approche offrait un espace sensoriel permettant la réduction du stress des parents et de l’enfant permettant ainsi la relance d’expériences partagées de meilleure qualité. Sur le plan théorique, on peut faire l’hypothèse que l’intervention soutient les capacités de contenance parentale, la qualité des interactions parent-enfant en particulier les stratégies de co-régulation émotionnelle.
Conclusion |
Des séances Snoezelen pluri-hebdomadaires impliquant les parents sont apparus pertinentes pour soutenir la relation parent-enfant pour des enfants hospitalisés à temps plein en pédopsychiatrie, en complément d’autres approches. Des recherches complémentaires seraient nécessaires pour clarifier les indications et les possibles mécanismes d’action.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Introduction |
During the full-time hospitalization of a child in a child and adolescent psychiatry unit, separation from the parents may be experienced both as a source of relief and as an affective rupture. Initially developed to promote relaxation through sensory stimulation, the Snoezelen approach may serve as a complementary intervention alongside other interventions supporting parenting.
Method |
This case series describes the use of multi-weekly Snoezelen sessions involving one or both parents in three fully hospitalized children with various psychiatric disorders. Observations focused on individual benefits and the parent-child relationship. We also conducted a narrative synthesis of the existing literature on the benefits of this approach in pediatric populations.
Results |
In all three cases parent-child Snoezelen sessions, delivered in addition to usual care, were associated with clinical and functional improvement. Beyond the child's progress, the sessions provided high-quality shared moments between parents and children, which, outside the sessions, coincided with a reduction in family tensions and improved parent–child communication (as observed during interviews and reported after visits or home leaves). Most existing controlled trials have been conducted in youth with neurodevelopmental disorders, either autistic (k = 3) or non-autistic (k = 4), showing effects on autistic symptom severity and behavioral problems, respectively. Only one study examined parental perceptions, although parents did not participate in the sessions.
Discussion |
These observations provide an initial illustration of the potential value of the Snoezelen approach in supporting fragile family bonds during psychiatric hospitalization, complementing other interventions. We hypothesize that this approach offers a sensory environment that reduces both parental and child stress, thereby enabling the re-emergence of higher-quality shared parent-child experiences. Theoretically, Snoezelen sessions may enhance parental containment capacities, ultimately supporting more synchronous parent-child interactions and more effective emotional co-regulation.
Conclusion |
Multi-weekly Snoezelen sessions involving parents appeared to be a relevant complementary approach to support the parent–child relationship for children fully hospitalized in child and adolescent psychiatry. Additional research is needed to clarify the indications, expected efficacy, and possible mechanisms of action.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Snoezelen, Lien parent-enfant, Pédopsychiatrie, Hospitalisation, Attachement, Stimulation sensorielle, Régulation émotionnelle
Keywords : Snoezelen, Parent-child bond, Child psychiatry, Hospitalization, Attachment, Sensory stimulation, Emotional regulation
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