Méthodes modernes de diagnostic de l’infection sur prothèse de genou - 03/03/26
Modern methods for diagnosing infection in knee prostheses

, Cédric Arvieux 3, Anne Carricajo 4, 5, Céline Cazorla 5, Frédéric Laurent 6, Frédéric Paycha 7Résumé |
Le diagnostic des infections ostéo-articulaires sur prothèse passe par trois voies complémentaires : clinique, imagerie et biologie. La clinique suffit parfois à elle seule pour poser le diagnostic d’infection. La présence d’une fistule est en soi un critère majeur d’infection, qui suffit à établir le diagnostic. L’identification bactérienne est essentielle et passe par la réalisation précoce de prélèvements de bonne qualité, par ponction ou d’emblée par abord chirurgical. Les techniques d’imagerie ont beaucoup évolué au cours des vingt dernières années. L’échographie (avec ou sans ponction-biopsie) peut être réalisée précocement, l’imagerie par tomodensitométrie ou IRM permet de juger l’étendue de l’atteinte osseuse ou des parties molles, sous réserve d’être associée à de bonnes techniques de soustraction des artéfacts. Les examens de Médecine Nucléaire, en particulier l’association scintigraphie Tc99m et scintigraphie aux polynucléaires sont utiles en seconde ligne et/ou en cas de défaut de la ponction articulaire. Le diagnostic biologique s’est particulièrement modernisé au fil du temps, et il comporte aujourd’hui des techniques microbiologiques de culture, de biologie moléculaire, de recherches sérologiques (antigène ou anticorps) et aussi l’évaluation de marqueurs immunitaires. Ces marqueurs peuvent être recherchés dans le sang ou l’articulation. Quand une première ligne d’investigation simple n’a pas permis de retenir un diagnostic définitif, les RCP des centres de référence en infections ostéo-articulaires complexes sont des lieux importants de discussion en termes de stratégie diagnostique.
Niveau de preuve |
V.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The diagnosis of periprosthetic joint infections involves three complementary approaches: clinical examination, imaging and laboratory tests. Clinical examination alone is sometimes sufficient to diagnose infection. The presence of a sinus tract is in itself a major criterion for infection, which is sufficient to establish the diagnosis. Bacterial identification is essential and requires early sampling of good quality, either by means of aspiration or, from the outset, by surgical approach. Imaging techniques have evolved considerably over the last twenty years. Ultrasound (with or without needle biopsy) can be performed early on, while CT or MRI imaging can be used to assess the extent of bone or soft tissue damage, provided that good artefact subtraction techniques are used. Nuclear medicine examinations, in particular the combination of Tc99m scintigraphy and polynuclear scintigraphy, are useful as a second line of investigation and/or in cases where joint puncture is not possible. Biological diagnosis has become increasingly modernised over time and now includes microbiological techniques such as culture, molecular biology, serological testing (antigen or antibody) and the evaluation of immune markers. These markers can be tested for in the blood or joint fluid. When a simple first-line investigation has not led to a definitive diagnosis, multidisciplinary team meetings at reference centres for complex osteoarticular infections are important forums for discussing diagnostic strategies.
Level of evidence |
V.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Infection, Prothèse totale de genou, Diagnostic, Scintigraphie, Moléculaire, Marqueurs
Keywords : Infection, Total knee replacement, Diagnosis, Scintigraphy, Molecular, Markers
Plan
| ☆ | Cet article reprend le chapitre correspondant du livre « Quand et comment reprendre une prothèse de genou ? » de Denis Huten et Gilles Pasquier publié en novembre 2022, pour en élargir la diffusion auprès des lecteurs de la RCOT. Avec les remerciements de la Rédaction aux auteurs. |
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