Long-Term Adherence and Effectiveness of Intradetrusor Botulinum Toxin in Patients with Multiple Sclerosis - 03/03/26
Injections intra-détrusoriennes de toxine botulique et sclérose en plaques: persistence et suivi à long terme
, Héléna Cassol, PhD 2, Bérangère Maillard, MD 3, Jean-François Kaux, PhD 4, David Waltregny, PhD 5, Véronique Keppenne, MD 6Highlights |
• | Intradetrusor botulinum toxin shows long-term treatment persistence in multiple sclerosis patients under real-life conditions. |
• | Over 80% of patients were classified as good responders based on longitudinal response patterns. |
• | Neurological disability (EDSS) was not predictive of treatment response or persistence. |
• | Treatment discontinuation was mainly related to neurological progression or loss of efficacy. |
• | Real-life data highlight sustained use of repeated injections despite heterogeneous clinical follow-up. |
Abstract |
Introduction: The aim of this study was to assess the persistence of intradetrusor botulinum toxin (BT) injections for the treatment of lower urinary tract dysfunction (LUTD) in patients with multiple sclerosis (MS).
Materials and methods: This retrospective single-center study included patients treated with onabotulinumtoxin A injections between May 2005 and March 2024. Both descriptive and analytical analyses were performed. Patients were categorized according to their treatment response, injected dose, and neurological disability score (EDSS) to identify factors associated with treatment response.
Results: A total of 124 patients (82 % women; mean age: 54 ± 11.5 years) were included, representing 1,159 injections. The median follow-up was 5 years [1–9]. The median initial EDSS was 5.5 [4–6.5], and the final EDSS was 6.5 [4.5–6.5]. Overall, 82.2 % of patients were classified as good responders, and 6.45 % as poor responders. Clean intermittent catheterization (CIC) was performed in 49.2 % of patients before treatment, initiated in 29 %, and never required in 21.8 %. No significant differences were found between response groups (p > 0.05). Thirty-six patients were lost to follow-up, thirty-three discontinued treatment (including twelve classified as treatment failures), and ten underwent surgery. No major complications were reported.
Conclusions: In this real-life retrospective cohort, intradetrusor botulinum toxin injections were associated with long-term treatment persistence in patients with multiple sclerosis. These results provide complementary data on treatment continuation and response profiles in routine clinical practice.
Level of evidence: 4
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Introduction : L’objectif était d’évaluer la persistance des injections intradétrusoriennes de toxine botulique (TB) pour traiter des troubles vésico-sphinctériens (TVS) dans une cohorte de patients atteints de sclérose en plaques (SEP).
Matériels et méthodes : Etude rétrospective monocentrique incluant des patients traités par injections d’onabotulinumtoxine A entre mai 2005 et mars 2024. L’analyse, descriptive et analytique, a catégorisé les patients selon leur réponse, la dose employée et leur score neurologique (EDSS) afin d’identifier des facteurs prédictifs de la réponse.
Résultats : Cent vingt-quatre patients (82 % de femmes, âge moyen: 54 ans ± 11,5 ans) ont été inclus pour un total de 1159 injections. Le suivi médian était de 5 ans [1–9]. L’EDSS initial médian était de 5,5 [4–6,5], l’EDSS final médian était de 6,5 [4,5–6,5]. Au total, 82,2% des patients étaient considérés comme bons répondeurs, 6,45 % comme mauvais répondeurs. Le sondage intermittent (SI) intéressait avant traitement 49,2 % des patients, 29 % ont dû l’instaurer et 21,8 % n’y ont jamais recouru. Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes de réponses (p > 0,05). Trente-six patients ont été perdus de vue, trente-trois ont arrêté le traitement dont douze considérés en échec, dix ont bénéficié d’une intervention chirurgicale. Aucune complication majeure n’a été documentée.
Conclusions : Dans cette cohorte rétrospective en conditions réelles, les injections de toxine botulique étaient associées à une persistance prolongée du traitement chez les patients atteints de SEP. Ces résultats apportent des données complémentaires sur la continuité thérapeutique et les profils de réponse en pratique clinique courante.
Niveau de preuve: 4
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Key words : Multiple sclerosis, Neurogenic bladder, Botulinum toxins, type A, Intravesical injections, Long term follow-up
Mots-clés : Sclérose en plaques, Vessie neurologique, Toxine botulique, type A, Injections intra-détrusoriennes, Suivi à long terme
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