Le risque infectieux en transplantation hépatique : recommandations cliniques actuelles et expérience récente de la Côte d’Ivoire - 10/03/26
Infectious risk in liver transplantation: Current clinical recommendations and recent experience in Côte d’Ivoire
, Elie KeliPoints forts |
• | Au cours de leur vie, environ deux tiers des receveurs de greffon hépatique développent au moins une infection. |
• | Les infections peuvent être 1) l’étiologie première de l’hépatopathie, 2) le facteur déclencheur d’une décompensation de la fonction hépatocellulaire, 3) une comorbidité dont la gestion accroît la complexité du cas clinique, ou 4) une complication post-transplantation pouvant provenir d’un donneur infecté ou d’une autre source. |
• | La Côte d’Ivoire s’est révélée récemment comme étant un état pionnier en termes de transplantation hépatique en Afrique de l’Ouest grâce à une collaboration binationale avec l’Égypte. |
• | Trois sociétés savantes (américaine, européenne et asiatique) ont publié des recommandations cliniques pour la transplantation hépatique, cependant les infections tropicales y sont sous-représentées. |
• | Les candidats à la transplantation (receveurs et donneurs) doivent être dépistés pour le paludisme. Les donneurs infectés doivent être traités puis observés plusieurs semaines avant d’être à nouveau considérés et redépistés. |
Highlights |
• | During their lifetime, approximately two-thirds of liver transplant recipients develop at least one infection. |
• | Infections can be 1) the primary cause of liver disease, 2) the trigger for hepatic decompensation, 3) a comorbidity that increases the complexity of the clinical case, or 4) a post-transplant complication that may originate from an infected donor or another source. |
• | Côte d'Ivoire has recently emerged as a pioneer in liver transplantation in West Africa thanks to a binational collaboration with Egypt. |
• | Three scientific societies (American, European, and Asian ones) have published clinical guidelines for liver transplantation. However, tropical infections are underrepresented. |
• | Transplant candidates (both recipients and donors) must be screened for malaria. Infected donors must be treated and then monitored for several weeks before being re-evaluated. |
Résumé |
Environ deux tiers des receveurs de transplantation hépatique développent une infection au cours de leur vie, la majorité étant d’origine bactérienne. Même s’il est difficile de déterminer avec précision le risque infectieux avant, durant ou après une transplantation, ce risque peut être limité en recherchant et traitant minutieusement les facteurs prédisposants, les infections latentes et les infections actives chez le donneur et le receveur. Trois sociétés savantes ont publié des lignes directrices à cet effet, celles-ci se recoupent partiellement et se complètent sur de nombreux points. À l’heure actuelle, il n’existe pas de société savante panafricaine de transplantation hépatique, et on ne trouve que peu de recommandations spécifiques aux infections tropicales. En Côte d’Ivoire, nous avons réalisé la première transplantation hépatique de l’Afrique de l’Ouest rapportée dans la littérature avec un donneur vivant. Notre expérience démontre la complexité des défis liés au risque infectieux sur le plan scientifique, sanitaire, infrastructurel, financier, culturel, sociopolitique et humain.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
About two-thirds of liver transplant recipients develop an infection during their life time, the majority of them being bacterial. Despite the difficulty to precisely determine the infectious risk in the peritransplantation period, this risk can be minimised by meticulously screening for predisposing risk factors and actively treating both latent and active infections in both the donor and recipient. Three globally renowned societies have published clinical guidelines for the management of liver transplant candidates, including infectiology recommendations. These guidelines partially overlap and complement each other on many points. Currently, there is no pan-African society for liver transplantation management, and only a few detailed guidelines specific to tropical infections. In Côte d’Ivoire, we performed the first liver transplant in West Africa reported in the scientific literature. Our recent experience demonstrates the complexity of the challenges associated with infectious risk in scientific, health infrastructural, financial, cultural, sociopolitical, and human resources.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Transplantation hépatique, Donneur vivant, Afrique de l’Ouest, Infections tropicales, Complications infectieuses
Keywords : Liver transplantation, Living donor, West Africa, Tropical infections, Infectious complications
Plan
Vol 5 - N° 1
P. 45-54 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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