Création d’une application interactive d’exploration des données avec l’intelligence artificielle générative : étude de cas sur l’utilisation des anti-PD-(L)1 en France entre 2015 et 2024 - 10/03/26
Résumé |
Introduction |
Depuis 2015, l’utilisation des anti-PD-(L)1 s’est répandue, avec l’autorisation d’un nombre croissant de produits (la classe compte sept molécules commercialisées), dans de nombreuses localisations cancéreuses et indications spécifiques. Aussi nécessaire soit-il, un rapport descriptif semble complexe à structurer et restituer, au vu des nombreuses grilles de lecture possibles. Nous avons donc développé, avec l’aide de l’intelligence artificielle générative, une application interactive permettant l’étude de l’utilisation de ces molécules.
Méthodes |
A partir du Système National des Données de Santé (SNDS), nous avons identifié les nouveaux utilisateurs de nivolumab, pembrolizumab, durvalumab, avelumab, atezolizumab et cemiplimab entre 2015 et 2024, en accès précoce ou en remboursement en sus. Nous avons ensuite agrégé différentes variables sociodémographiques (âge, sexe, défavorisation…) et cliniques (localisation cancéreuse, comorbidités…) pour ces patients. La base Accès Précoce Médicaments Onéreux, mise en place par EPI-PHARE sur la base du SNDS, a fourni les indications médicales des traitements. A partir de cette extraction, nous avons généré une base synthétique par transformation des données pour l’exporter du SNDS. Nous avons ensuite utilisé Mistral puis Chatgpt pour co-construire l’application d’exploration de données Rshiny.
Résultats |
Nous avons inclus 314 816 patients pendant la période d’étude (2015-2024). L’application, qui permet de réaliser de nombreux filtres populationnels (produit, cancer, années…), consiste en quatre onglets d’exploration qui affichent respectivement des graphiques interactifs (évolution temporelle, caractéristiques des patients…), un tableau descriptif paramétrable, une carte départementale, et une analyse de survie. On apprend ainsi que 34 418 patients (âge moyen 63,3 ans, 63,7% d’hommes) atteints de cancer du poumon non à petites cellules métastatique ont initié le pembrolizumab associé à une chimiothérapie en première ligne entre 2019 et 2024; ils ont une médiane de survie globale de 18,0 mois (15,4 mois en cas de métastase cérébrale, 18,8 mois sinon).
Discussion/Conclusion |
Cet outil interactif propose un nouveau format de rendu d’une étude d’utilisation, facilitant sa lecture et sa visualisation. L’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans ce contexte a permis d’optimiser et d’accélérer son développement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Système National des Données de Santé, anti-PD-(L)1, application interactive
Vol 74 - N° S1
Article 203272- mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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