Efficacité relative du nirsévimab par rapport au vaccin maternel RSVpreF dans la prévention des hospitalisations dues au virus respiratoire syncytial chez les nouveau-nés - 10/03/26
Résumé |
Introduction |
Le virus respiratoire syncytial (VRS) est une cause majeure d’hospitalisation chez le nourrisson. Deux stratégies préventives ont récemment été introduites : la vaccination maternelle par le RSVpreF et l’immunisation directe du nourrisson par le nirsevimab. Leur efficacité comparative en conditions réelles n’a pas encore été évaluée.
Méthodes |
Cette étude nationale, fondée sur les données du Système national des données de santé (SNDS), a inclus tous les nourrissons nés en France métropolitaine entre le 1er septembre et le 31 décembre 2024 ayant bénéficié soit d’une vaccination maternelle par RSVpreF entre 32 et 36 semaines de gestation, soit d’une administration de nirsevimab avant la sortie de maternité. Les nourrissons ont été appariés 1:1 selon la date de sortie de maternité, le sexe, l’âge gestationnel et la région de résidence, puis suivis jusqu’à une hospitalisation pour infection respiratoire basse à VRS, le décès ou le 28 février 2025. Les rapports de risque (HR) ont été estimés à l’aide de modèles de Cox conditionnels pondérés par la probabilité inverse du traitement.
Résultats |
Au total, 42 560 nourrissons ont été inclus (21 280 par groupe; âge moyen 3,7 jours; 51,7 % de garçons) avec un suivi médian de 84 jours [IQR : 70–99]. Durant le suivi, 481 hospitalisations pour infection respiratoire basse à VRS ont été recensées : 212 (44,1 %) dans le groupe nirsevimab et 269 (55,9 %) dans le groupe RSVpreF. Comparé à la vaccination maternelle, le nirsevimab était associé à un risque réduit d’hospitalisation pour VRS (HR, 0,74; IC95 % (0,61–0,88)), ainsi qu’à des risques plus faibles d’admission en réanimation pédiatrique (HR, 0,58; IC95 % (0,42–0,80)), de ventilation assistée et d’oxygénothérapie.
Discussion/Conclusion |
Lors de la première saison d’utilisation du RSVpreF, l’immunisation directe du nourrisson par nirsevimab a été associée à une réduction significative du risque d’hospitalisation et de formes sévères de VRS par rapport à la vaccination maternelle.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Pharmacoépidemiologie, Nirsevimab, vaccin RSVpreF
Vol 74 - N° S1
Article 203232- mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

