Quelques questions éthiques posées par le suicide assisté à un médecin généraliste Suisse - 14/03/26
Some ethical questions raised by assisted suicide for a Swiss general practitioner
Résumé |
La situation légale du suicide assisté en Suisse est brièvement décrite comme l’intervention d’une association d’aide au suicide. Le médecin traitant entre en lice aux côtés du patient lorsqu’il lui parle de son projet ; le malaise du soignant ouvre la porte du doute et de la réflexion éthique. L’article décrit ce chemin tortueux : pour avancer il faut en déconstruire les éléments et tenter malgré tout de « faire son métier » honnêtement. Faut-t-il intervenir ? et comment ? Y-a-t-il un bon suicide et un autre mauvais ? l’assistance du suicide peut-elle être le reflet d’une ultime compassion ? le médecin doit-il toujours se soumettre à son serment ? Et le soignant prenant quelque recul se place dans la société proche, familiale, ou lointaine à l’échelle d’un pays. La famille, les proches et les soignants de proximité souvent ne sortent pas indemne de la réalisation d’un tel projet. Soutenir ces personnes fragilisées est aussi un devoir médical et, pour ce faire, il est conseillé de conscientiser, verbaliser ces souffrances protéiformes. Le contexte sociétal utilitariste influence de telles décisions. L’économie de la santé nous baigne : un mort est moins coûteux qu’un mourant ! Les soins palliatifs présentés comme alternative sont parfois insuffisamment développés et consommateurs de deniers publics comme de soignants… Enfin la dignité dans laquelle il est conseillé de mourir est-elle un alibi de bonne conscience permettant de nier la vraie dignité humaine, celle qui n’a pas de prix ?
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The legal situation of assisted suicide in Switzerland is briefly described as the intervention of an association for assisted suicide. The general practitioner enters the fray alongside the patient when he talks to him about his project; the discomfort of the caregiver opens the door to doubt and ethical reflection. The article describes this tortuous path: to move forward, one must deconstruct its elements and try despite everything to honestly “ do one's job ”. Should we intervene? and how? Is there one good suicide and another bad? can assisted suicide be the reflection of an ultimate compassion? must the doctor always submit to his oath? And the caregiver, taking a step back, is placed in close, family, or distant society on the scale of a country. The family, relatives and caregivers of proximity often do not come out unscathed from the realization of such a project. Supporting these vulnerable people is also a medical duty and, to do this, it is advisable to raise awareness, to verbalize these multifaceted sufferings. The utilitarian societal context influences such decisions. The economics of health are important for us: a dead person is less expensive than a dying one! Palliative care presented as an alternative is sometimes insufficiently developed and consumes public funds as well as caregivers… Finally, is the dignity in which it is advised to die an alibi of good conscience allowing one to deny true human dignity, one that has no price?
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Loi suisse, La place d’Exit, Métier, Devoir, Bon et mauvais suicide, Compassion, Utilitarisme, Proches, Palliation, Dignité
Keywords : Swiss law, The role of Exit, Profession, Duty, Good and bad suicide, Compassion, Utilitarianism, Relatives, Palliative care, Dignity
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