Prise en charge de l’uropathie liée a la kétamine - 21/03/26
Management of ketamine cystitis
, Alice Bourillon a, Havana Paris a, Margot Chommeloux a, Mathilde Chapuis a, Camille Haudebert a, Claire Richard a, Alexandre Dubois a, Julien Blanc a, Brice Faurie a, Juliette Hascoet a, Benoit Peyronnet aRésumé |
Introduction |
L’objectif de cet article était de fournir une mise à jour pratique à destination des praticiens, en mettant l’accent sur l’évaluation diagnostique et la prise en charge thérapeutique de l’uropathie induite par la kétamine (UIK).
Méthodes |
Une revue de la littérature a été conduite sur PubMed incluant les termes « ketamine », « cystitis », « uropathy ».
Résultats |
L’uropathie induite par la kétamine (UIK) est une préoccupation urologique croissante, avec des implications cliniques significatives. Elle touche principalement les jeunes adultes et se caractérise par des symptômes du bas appareil urinaires (SBAU) sévères, une fibrose vésicale et, dans les cas avancés, une atteinte des voies urinaires supérieures. Une identification précoce et une prise en charge multidisciplinaire – incluant le sevrage en kétamine – sont essentielles pour un traitement optimal. Bien que des protocoles mini-invasifs combinant hydrodistension, coagulation des lésions et injections de toxine botulique trigonal et péri-trigonal soient prometteurs, le traitement définitif reste complexe, et seul le sevrage semble permettre une résolution complète des symptômes dans certains cas. Le recours à la chirurgie et, en particulier, aux dérivations urinaires doit être limité au maximum en raison du haut taux de complications et de la récidive de l’atteinte sur la dérivation tant que le sevrage n’a pas été obtenu.
Conclusion |
L’UIK est de plus en plus fréquente et se caractérise par des SBAU sévères et parfois une atteinte du haut appareil urinaire. La prise en charge doit être pluridisciplinaire et centrée sur le sevrage en étant, au maximum, conservatrice. Des études supplémentaires sont nécessaires pour affiner les stratégies thérapeutiques et développer des systèmes de stadification validés afin de guider la prise de décision clinique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
The objective of this article was to provide a practical update for clinicians, with a focus on the diagnostic evaluation and therapeutic management of Ketamine-Induced Uropathy (KIU).
Methods |
A literature review was conducted on PubMed using the terms “ketamine,” “cystitis,” and “uropathy.”
Results |
Ketamine-Induced Uropathy (KIU) is an emerging urological concern with significant clinical implications. It primarily affects young adults and is characterized by severe lower urinary tract symptoms (LUTS), bladder fibrosis, and, in advanced cases, upper urinary tract involvement. Early identification and multidisciplinary management – including ketamine cessation – are essential for optimal outcomes. Although minimally invasive protocols combining hydrodistension, lesion coagulation, and trigonal and peri-trigonal botulinum toxin injections appear promising, definitive treatment remains complex, and cessation of ketamine use is the only approach that can lead to complete symptom resolution in some cases. Surgical intervention, particularly urinary diversion, should be minimized due to high complication rates and the risk of recurrence on the diversion as long as ketamine use continues.
Conclusion |
KIU is increasingly common and is marked by severe LUTS and, at times, upper urinary tract damage. Management should be multidisciplinary, focused on cessation, and as conservative as possible. Further studies are needed to refine therapeutic strategies and to develop validated staging systems to guide clinical decision-making.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Kétamine, Cystite, Hyperactivité vésical, Syndrome douloureux vésical, Drogue, Addiction
Keywords : Ketamine, Cystitis, Bladder overactivity, Bladder pain syndrome, Drug misuse, Addiction
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