Ischemic Stroke on Oral Anticoagulants (ISOA) study : causes des échecs des anticoagulants dans les cardiopathies emboligènes - 25/03/26
, Chantal Lamy 2, Claire Leclercq 3, Audrey Courselle-Arnoux 1, Mickael Aubignat 2, Olivier Godefroy 3, Sandrine Canaple 3Résumé |
Introduction |
Les accidents ischémiques cérébraux sous anticoagulation curative représentent un enjeu majeur. Certaines récidives demeurent inexpliquées, soulignant la nécessité d’identifier précisément les mécanismes responsables de ces échecs.
Objectifs |
Identifier les causes des accidents ischémiques cérébraux (AIC) chez les patients sous anticoagulation curative pour cardiopathie emboligène et déterminer la part des véritables échecs d’anticoagulation après un bilan complet.
Méthodes |
Étude prospective monocentrique sur 3 ans, incluant des patients présentant un infarctus cérébral sous anticoagulation curative pour cardiopathie emboligène. Les données anamnestiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques étaient systématiquement recueillies. Un dosage d’activité anticoagulante était réalisé selon la molécule utilisée. Le bilan étiologique a permis de classer les patients en fonction du score ASCOD et de la présence d’un cancer actif. Les cas sans explication identifiée étaient considérés comme véritables échecs.
Résultats |
Quatre-vingt-dix-sept patients ont été inclus (âge moyen 77 ± 5 ans, NIHSS moyen 7 ± 5). Trente-neuf n’avaient aucune cause identifiée malgré un bilan complet. Cinquante-huit avaient au moins un mécanisme contributif : inobservance thérapeutique (n = 16), posologie infra-thérapeutique (n = 11), interruption péri-opératoire (n = 6) ou une modification récente du traitement (n = 11), étiologie compétitive ASCOD de rang 1 (n = 12) et cancer actif dans les 6 derniers mois (n = 9).
Discussion |
Notre cohorte montre qu’environ 40 % des AIC survenant sous anticoagulant pour cardiopathie emboligène restent sans cause alternative identifiée malgré un bilan approfondi, suggérant de véritables échecs thérapeutiques. La majorité des échecs s’explique par une anticoagulation inadéquate ou une cause concurrente, soulignant l’importance d’un bilan standardisé et de nouvelles approches de prévention secondaire adaptées à ces situations.
Conclusion |
Dans le cadre des cardiopathies emboligènes, il est essentiel de distinguer les échecs véritables des causes alternatives pour personnaliser la prévention secondaire et développer des stratégies diagnostiques et thérapeutiques adaptées.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Accident ischémique cérébral, Anticoagulant, Pathologie vasculaire
Plan
Vol 182 - N° S
P. S78-S79 - avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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