Allergie à la pêche chez l’enfant à Tunis : profil clinique et allergologique - 03/04/26
, E. Trabelsi, S. Kbaier, S. Meddeb, I. Trabelsi, K. BoussettaRésumé |
Prérequis/Contexte |
L’allergie à la pêche est l’une des allergies aux fruits les plus fréquentes chez l’enfant et l’adolescent, particulièrement dans les régions méditerranéennes. Elle se caractérise par une grande hétérogénéité clinique, allant de manifestations locales bénignes à des réactions systémiques sévères.
Objectifs |
Décrire le profil clinique, allergologique et évolutif de l’allergie à la pêche chez l’enfant à Tunis.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service de Médecine Infantile B ayant inclus tous les enfants suivis pour une allergie à la pêche sur une période de trois ans (2022–2025).
Résultats/Discussions |
Douze enfants ont été inclus. L’âge moyen au diagnostic était de 9 ans (2–16 ans). Les manifestations cliniques observées à l’ingestion de pêche étaient : une urticaire généralisée chez sept enfants, un syndrome oral chez trois enfants, des signes respiratoires chez deux patients et une anaphylaxie grade II chez deux patients. Une ou plusieurs allergies alimentaires associées ont été retrouvées chez 9 patients, essentiellement à la pomme dans 4 cas, la prune dans 2 cas, la grenade dans 2 cas et aux fruits à coque dans 3 cas. Les tests cutanés réalisés chez neuf enfants étaient négatifs dans deux cas, positifs à la peau de la pêche dans sept cas et positifs à la pulpe de la pêche dans cinq cas. Un dosage des IgE spécifiques a été réalisé dans un cas avec taux d’IgE pêche = 0,91 kUI/L, rPrup3 = 0,68 kUI/L et rPrup1 < 0,001. Un test de provocation oral a été réalisé chez trois enfants, permettant l’ingestion sans réaction de pêche entière dans deux cas et l’ingestion de pêche sans peau sans réaction dans un cas. Un régime libre en pêche ou en pêche sans peau a été autorisé chez trois patients et un régime sans pêche a été maintenu chez 9 enfants. L’évolution a été marquée par une consommation de pêche sans réaction chez les patients avec régime libre, une patiente a présenté une anaphylaxie grade II à la prise par erreur de jus de pêche nécessitant l’injection d’adrénaline.
Conclusion |
L’exploration allergologique de l’allergie à la pêche incluant les tests cutanés et le dosage des antigènes moléculaires permet une stratification plus précise du profil clinique et une adaptation de la prise en charge.
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Vol 66 - N° S
Article 104839- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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