Vache, brebis et chèvre : allergie aux laits de mammifères sévère et maintien de la tolérance après l’arrêt de l’omalizumab - 03/04/26
, C. Braun 1, 2, L. Colin 1, P. Bierme 1Résumé |
Prérequis/Contexte |
L’allergie aux laits de mammifères (ALM) médiée par l’immunoglobuline E (IgE) est une cause fréquente d’anaphylaxie de l’enfant. L’immunothérapie orale (ITO) est le seul traitement mais les réactions allergiques sont fréquentes. L’omalizumab (OMA), un anticorps monoclonal anti-IgE, peut être utilisé en adjuvant de l’ITO pour en réduire le risque [1] . Peu de données sont disponibles concernant l’évolution de la tolérance à l’arrêt de l’OMA chez les patients sévères.
Objectifs |
Nous rapportons un cas d’ALM sévère traité par ITO lait de vache (LV), brebis (LB) et chèvre (LC) associée à l’OMA et après l’arrêt de la biothérapie.
Méthodes |
Analyse rétrospective d’un dossier patient de 2020 à 2025.
Résultats/Discussions Un enfant a présenté à 1 mois de vie un œdème des extrémités, des vomissements et une urticaire généralisée après un premier biberon de lait 1 e âge. Le bilan montrait : IgE spécifique LV 10,3 KU/L, et caséine 4,08 KU/L. Il a été mis en éviction des protéines de lait de vache.
En 2022 après plusieurs années émaillées de réactions de grade 2 aux traces de LV et des IgE en augmentation (IgE LV 784 KU/L, Caséine 726 KU/L) une ITO LV associée à l’OMA à 150 mg/mois est initiée hors AMM (absence d’antécédent d’asthme).
En 11/2023, à la suite d’un œdème et d’une dyspnée à la consommation de feta et des IgE LB 888 KU/L et IgE LC 1043 KU/L, une ITO LB/LC est débutée.
Devant l’augmentation des IgG4, l’OMA a pu être diminué progressivement puis totalement arrêté en 04/2025 avec poursuite de l’ITO LB/LC à la dose de maintenance de 4 g de protéines/j et consommation libre de LV avec maintient d’une bonne tolérance.
Conclusion |
L’OMA a permis dans ce cas d’ALM sévère la réalisation d’une ITO LV/LB/LC avec maintien de la tolérance après l’arrêt de la biothérapie. Plus de données sont nécessaires afin d’uniformiser les pratiques quant aux indication de l’OMA plus ou moins associé à l’ITO pour mieux définir les modalités d’arrêt de la biothérapie dans les allergies alimentaires sévères.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 66 - N° S
Article 104834- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
