ERATA : étude rouennaise sur l’anxiété lors de tests allergologiques - 03/04/26
Résumé |
Prérequis/Contexte |
Bien que l’impact psychologique des maladies allergiques soit documenté, l’anxiété générée à l’occasion de tests diagnostiques reste méconnue en France. L’étude de ce stress immédiat avant les tests permettrait d’identifier des leviers d’amélioration de prise en charge et d’expériences de soins.
Objectifs |
L’objectif principal de l’étude ERATA était d’évaluer l’anxiété avant des tests allergologiques chez des patients pris en charge au CHU de Rouen.
Méthodes |
Il s’agissait d’une étude prospective, transversale, monocentrique avec distribution d’un questionnaire menée de décembre 2024 à mai 2025. Inclusion de 300 patients.
Critère de jugement principal : EVA-Anxiété (EVA-A) de 0 à 10. Les comorbidités psychiatriques ont été étudiées avec les scores HADS et PSS-10 (stress perçu), les causes d’anxiété avec des échelles de Likert et le niveau d’information déclaré a été recueilli. Analyses statistiques usuelles, corrélations de Spearman.
Résultats/Discussions |
Âge médian 54 ans, 71 % de femmes. EVA-A moyenne mesurée à 2,48/10 (SD 2,50). 32 % des patients présentaient une anxiété nulle, 56 % avait une EVA-A ≤ 3. Moyenne d’EVA-A selon tests allergologiques : élevée à 6,5/10 lors de réintroduction alimentaires (n = 2), à 2,84/10 pour tests de réintroduction orale médicamenteux, 2,34/10 pour tests cutanés médicamenteux.
Corrélations modérées avec sous score HADS-Anxiété ( p = 0,46), sous-score HADS-dépression ( p = 0,24) et score PSS-10 ( p = 0,37). Conditions pratiques des tests (immobilité, ennui) constituant une source d’anxiété plus importante qu’une crainte d’une réaction létale. Niveau d’information déclaré satisfaisant par 86 % des patients.
Conclusion |
L’anxiété immédiate avant la réalisation des tests allergologiques est globalement faible dans notre étude. Ce constat est en contraste avec certaines données de la littérature, notamment celles concernant les réintroductions médicamenteuses. La corrélation modérée entre l’EVA-A et les scores HADS et PSS-10 suggère que l’anxiété observée est influencée, en partie, par les comorbidités psychiatriques préexistantes des patients. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les facteurs d’anxiété lors de tests d’allergologiques, notamment chez les soignants.
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Vol 66 - N° S
Article 104807- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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