Cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée après traitement par panitumumab - 03/04/26
, O. Hormi 1, L. El Yamani 1, N. Haddar 1, N. Zerrouki 1, 2, N. Zizi 1, 2Résumé |
Prérequis/Contexte |
Le panitumumab, anticorps monoclonal anti-EGFR, est largement utilisé dans le traitement du cancer colorectal métastatique. Les effets indésirables cutanés sont fréquents, dominés par le rash papulo-pustuleux acnéiforme folliculaire, considéré comme un marqueur d’efficacité thérapeutique. En revanche, la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) constitue une toxidermie sévère exceptionnelle sous anti-EGFR, avec très peu de cas rapportés dans la littérature.
Objectifs |
Décrire les caractéristiques cliniques, biologiques et histologiques d’une pustulose exanthématique aiguë généralisée induite par le panitumumab, ainsi que l’évolution après l’arrêt du traitement.
Méthodes |
Nous rapportons le cas d’un patient de 60 ans hospitalisé pour une PEAG induite par le panitumumab.
Résultats/Discussions |
Nous rapportons le cas d’un patient de 60 ans, suivi pour un adénocarcinome du colon gauche avec carcinose péritonéale, ayant bénéficié d’une chirurgie palliative. Le patient a ensuite reçu une chimiothérapie à base de panitumumab en perfusion intraveineuse toutes les 2semaines. Cinq jours après l’introduction du panitumumab, le patient a présenté une éruption cutanée généralisée caractéristique de PEAG faite d’un exanthème maculeux morbiliforme généralisé, débutant au niveau du tronc et des membres supérieurs, surmonté de multiples pustules en tête d’épingle non folliculaires, sans atteinte muqueuse, adénopathies ou fièvre associée. Le bilan biologique était normal hormis une hyperleucocytose à prédominance de polynucléaires neutrophiles. L’examen histopathologique a montré une spongiose avec infiltration neutrophilique de l’épiderme, associée à un œdème du derme papillaire, et le diagnostic de PEAG a été retenu. Le traitement a été immédiatement arrêté, nous avons noté une régression des lésions pustuleuses et de l’érythème avec un début de desquamation au bout de 5 jours après l’arrêt du traitement.
Conclusion |
La PEAG sous panitumumab est exceptionnelle mais possible. Sa reconnaissance précoce et la surveillance clinique permettent une prise en charge adaptée. Cette observation souligne l’importance de documenter ces réactions rares pour enrichir la littérature et guider la pratique clinique future.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 66 - N° S
Article 104911- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
