Un remède pas si anodin - 03/04/26
Résumé |
Prérequis/contexte |
Les allergies de contact aux dermocorticoïdes et à leurs excipients peuvent entraîner des échecs thérapeutiques ou des aggravations paradoxales, notamment dans les dermatoses inflammatoires chroniques. Les réactions croisées entre classes compliquent la prise en charge.
Objectifs |
Rapporter un cas original d’allergie de contact associant une double sensibilisation aux dermocorticoïdes et à un excipient, avec retentissement thérapeutique majeur dans le lichen scléreux vulvaire.
Méthodes |
Une patiente de 55 ans suivie pour un lichen scléreux vulvaire présentait des poussées eczématiformes génitales et des faces internes des cuisses après l’application de plusieurs dermocorticoïdes (Dermoval®, Diprosone®, Locoïd®, Nérisone®). Un ROAT au Dermoval® était fortement positif. Une batterie de tests épicutanés aux dermocorticoïdes et excipients a été réalisée.
Résultats/discussions |
Les tests montraient une sensibilisation étendue aux dermocorticoïdes, avec positivité des groupes B (Locatop®, Tridesonit®), C (Nérisone®), D1 (Betnéval®, Dermoval®, Diprolène®, Diprosone®) et D2 (Locoïd®). Le groupe A était négatif. Cette polysensibilisation expliquait l’aggravation paradoxale sous traitements successifs. Une positivité au chlorocrésol, excipient présent dans la Nérisone®, contribuait à l’eczéma de contact.
Cette sensibilisation est rarement rapportée. Les excipients le plus fréquemment impliqués dans les allergies aux dermocorticoïdes sont le propylène glycol, les parabens (E216, E218), l’alcool stéarylique et l’alcool cétostéarylique. Un traitement par tacrolimus topique a été instauré.
Conclusion |
Ce cas souligne l’intérêt d’une exploration allergologique devant un eczéma induit ou aggravé par les dermocorticoïdes, incluant la recherche d’une sensibilisation aux excipients afin d’adapter la prise en charge.
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Vol 66 - N° S
Article 104872- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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