Prévalence des allergènes médicamenteux dans les topiques ORL : une analyse portant sur 348 produits - 03/04/26
, D. Afli 2, H. Krima 2, S. Ben Salem 3, I. Lahouel 2, A. Brahem 1, H. Bel Hadj Ali 2, J.E. Zili 2, L. Bouzgarrou 1Résumé |
Prérequis/Contexte |
Les traitements topiques, fréquemment employés en pathologie ORL, constituent une source potentielle d’allergènes à l’origine des réactions locales ou systémiques.
Objectifs |
Identifier les allergènes présents dans les médicaments topiques ORL et évaluer leur prévalence.
Méthodes |
Étude descriptive, menée d’avril à mai 2024, a consisté en l’analyse des composants de médicaments topiques ORL collectés dans huit pharmacies. Les allergènes recherchés incluaient notamment les parfums, la chlorhexidine, le propylène glycol, le chlorure de benzalkonium, la propolis, les parabènes, la néomycine, les dérivés mercuriels et les isothiazolinones. Les données ont été saisies et analysées avec le logiciel SPSS version 25.
Résultats/Discussions |
Sur 348 médicaments ORL inclus, 69 % étaient administrés par voie buccale et 26 % par voie nasale. Les solutions (39,9 %) et les bains de bouche (33 %) constituaient les formes galéniques principales. Seuls 132 médicaments étaient réellement exempts de parfum. La propolis apparaissait dans 6,9 % de cas. La néomycine (0,9 %) et les dérivés mercuriels (0,9 %) étaient surtout présents dans les topiques auriculaires ( p < 10 −3 ). Les isothiazolinones (0,6 %) n’étaient retrouvées que dans les bains de bouche. Seuls 27 % des médicaments topiques ORL étaient « allergène free ». Les médicaments buccaux contenaient significativement plus d’allergènes que ceux des autres voies ( t -test, p < 10 −3 ). Les médicaments tunisiens (1,09) et étrangers (1,07) présentaient un nombre moyen d’allergènes très proche, révélant une similitude notable sans différence significative. Les parfums constituent des allergènes majeurs, souvent utilisés de façon excessive et sans autre justification que l’acceptabilité du produit. Les isothiazolinones, interdites dans les cosmétiques non rincés en Europe, restent employées en l’absence de cadre réglementaire. Enfin, la propolis, allergène émergent inscrit à la BSE en 2019, est largement utilisée dans les topiques ORL tunisiens.
Conclusion |
Les traitements topiques ORL présentent un potentiel allergène significatif, avec une prévalence notable de substances telles que les parfums, la néomycine, les dérivés mercuriels, la propolis et les isothiazolinones.
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Vol 66 - N° S
Article 104966- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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