Place de l’arthroscopie dans la reprise de PTG (hors infection) - 10/04/26
Role of arthroscopy in revision total knee arthroplasty (non-infectious causes)
Résumé |
L’augmentation du nombre de prothèses totales de genou (PTG) s’accompagne d’une hausse des complications et de douleurs postopératoires inexpliquées chez certains patients. L’arthroscopie occupe une place croissante dans leur prise en charge, à la fois diagnostique et thérapeutique, en dehors des causes infectieuses. Technique mini-invasive, elle offre une récupération plus rapide, une morbidité réduite et un faible taux de complications (< 2 %) lorsqu’elle est réalisée par un chirurgien expérimenté. Plusieurs complications après PTG peuvent être traitées efficacement par arthroscopie. Le clunk syndrome , fréquent avec les implants postéro-stabilisés, est lié à un nodule fibreux supra-patellaire responsable d’un ressaut douloureux à l’extension. Sa résection arthroscopique donne d’excellents résultats avec peu de récidives. Les proliférations synoviales peuvent provoquer des hémarthroses récidivantes ; l’arthroscopie permet leur diagnostic et leur résection. Le conflit avec le tendon poplité, rare mais douloureux, peut être soulagé par une libération ou ténotomie arthroscopique. L’ablation de corps étrangers intra-articulaires (ciment, fragments osseux ou polyéthylène) permet de supprimer les symptômes mécaniques et de protéger les implants. Enfin, l’arthrofibrose, cause fréquente de raideur après PTG, peut être traitée efficacement par arthrolyse arthroscopique, surtout lorsqu’elle est réalisée précocement (avant 6 mois). La technique chirurgicale repose sur une arthrolyse méthodique des adhérences, réalisée avec précaution afin d’éviter toute dégradation des composants prothétiques, et doit être suivie d’une rééducation intensive. Les complications de l’arthroscopie sur PTG restent rares mais possibles, notamment infectieuses ou mécaniques, justifiant une expertise spécifique. En conclusion, l’arthroscopie est une option sûre et efficace pour traiter certaines complications de PTG, avec des taux de succès allant de 55 à 90 %, et doit faire partie intégrante de l’arsenal thérapeutique du chirurgien.
Niveau de preuve |
V ; avis d’expert.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The increasing number of total knee arthroplasties (TKA) is associated with a rising incidence of complications and unexplained postoperative pain in some patients. Arthroscopy has an expanding role in their management, both for diagnosis and treatment, excluding infectious causes. As a minimally invasive technique, it allows faster recovery, reduced morbidity, and a low complication rate (<2%) when performed by an experienced surgeon. Several complications following TKA can be effectively treated arthroscopically. Clunk syndrome, commonly associated with posterior-stabilized implants, is caused by a suprapatellar fibrous nodule responsible for a painful catching sensation during knee extension. Arthroscopic resection provides excellent outcomes with a low recurrence rate. Synovial proliferations may lead to recurrent hemarthrosis; arthroscopy enables diagnosis and resection. Popliteus tendon impingement, although rare, can cause significant pain and may be relieved by arthroscopic release or tenotomy. Removal of intra-articular foreign bodies(cement, bone, or polyethylene fragments) alleviates mechanical symptoms and helps prevent damage to prosthetic components. Finally, arthrofibrosis, a frequent cause of postoperative stiffness after TKA, can be successfully treated with arthroscopic arthrolysis, especially when performed early (within six months). The surgical technique involves a systematic arthroscopic release of adhesions, carried out carefully to avoid damage to prosthetic components, and must be followed by intensive rehabilitation. Complications related to arthroscopy after TKA are uncommon but may occur, particularly infectious or mechanical complications, emphasizing the need for surgical expertise. In conclusion, knee arthroscopy after TKA is a safe and effective option for managing selected complications, with reported success rates ranging from 55% to 90%, and should be considered an integral part of the surgeon's therapeutic armamentarium.
Level of expertise |
V ; expert's opinion.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Arthroscopie du genou, Prothèse totale du genou (PTG), Clunk syndrome , Arthrofibrose, Douleurs postopératoires
Keywords : Knee arthroscopy, Total knee arthroplasty (TKA), Clunk syndrome, Arthrofibrosis, Postoperative pain
Plan
| ☆ | Cet article reprend le chapitre correspondant du livre « Quand et comment reprendre une prothèse de genou ? » de Denis Huten et Gilles Pasquier publié en novembre 2022, pour en élargir la diffusion auprès des lecteurs de la RCOT. Avec les remerciements de la rédaction aux auteurs. |
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