Dreams and nightmares: Clinical aspects, management, and links to psychiatric disorders - 10/04/26
Rêves et cauchemars : aspects cliniques, prise en charge et liens avec les troubles psychiatriques
, E. Clerici c, M. Ambar Akkaoui d, e, P.A. Geoffroy a, b, c, fAbstract |
Background |
Nightmare complaints are common among individuals with psychiatric disorders and are associated with significant emotional distress and functional impairment. Despite their clinical relevance, they remain frequently under-recognized and under-treated in psychiatric settings.
Objective |
To offer a pragmatic, clinician-oriented framework for the evaluation and management of nightmare complaints within psychiatric practice.
Methods |
This narrative synthesis draws from epidemiological, clinical, and translational research, with a focus on: (i) the relationship between nightmares and psychiatric disorders; (ii) a structured diagnostic approach tailored to cases involving psychiatric comorbidity; (iii) current treatment strategies, both pharmacological and non-pharmacological, emphasizing approaches adapted to comorbid psychiatric conditions.
Results |
Nightmares affect an estimated 34–70% of individuals with psychiatric disorders and are linked to more severe psychopathology, including heightened depressive symptoms and suicidal ideation. Notably, nightmares are independently associated with increased suicide risk, regardless of the underlying diagnosis, underscoring the need to include them in suicide risk assessments. A four-step diagnostic care algorithm is proposed: Differentiating Nightmare Disorder from isolated nightmares; Assessing the four core dimensions of the disorder; Considering differential diagnoses; Identifying predisposing, precipitating, comorbid, and perpetuating factors, particularly psychiatric in nature. Effective treatment should address both the nightmare symptoms and any underlying or comorbid psychiatric or medical conditions. In cases where nightmares co-occur with psychiatric disorders, clinicians should first evaluate whether the primary condition is destabilized and optimize its management. Comorbidities that may sustain nightmares must also be identified and treated. Imagery Rehearsal Therapy (IRT) currently stands as the first-line treatment for Nightmare Disorder. However, while initial findings are promising, especially in comorbid contexts, more targeted and personalized therapeutic strategies are needed. Future research should aim to refine interventions based on comorbidity profiles and further delineate idiopathic versus comorbid nightmare disorders.
Conclusions |
Nightmares, frequently neglected in psychiatric care, demand systematic assessment and individualized treatment strategies, particularly when occurring alongside psychiatric disorders, to reduce emotional suffering and improve clinical outcomes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Contexte |
Les plaintes de cauchemars sont fréquentes chez les patients présentant des troubles psychiatriques et s’accompagnent d’une détresse émotionnelle significative ainsi que d’un retentissement fonctionnel notable. En dépit de leur importance clinique, elles demeurent insuffisamment repérées et prises en charge.
Objectif |
Proposer une approche clinique structurée pour l’évaluation et la prise en charge des cauchemars associés aux troubles psychiatriques.
Méthodes |
Cette synthèse narrative s’appuie sur des données épidémiologiques, cliniques et translationnelles, et met l’accent sur : (i) les liens entre cauchemars et troubles psychiatriques ; (ii) une approche diagnostique structurée adaptée aux plaintes de cauchemars associées à des comorbidités; (iii) les stratégies thérapeutiques actuelles, pharmacologiques et non pharmacologiques de la maladie des cauchemars y compris lorsqu’elle est associée à des comorbidités.
Résultats |
La prévalence des cauchemars est estimée entre 34 et 70 % chez les patients présentant un trouble psychiatrique. Leur présence est associée à une sévérité psychopathologique accrue, notamment à une intensification des symptômes dépressifs et des idéations suicidaires. Les cauchemars apparaissent en outre comme un facteur indépendant associé à un risque suicidaire majoré, soulignant la nécessité de les intégrer systématiquement dans l’évaluation du risque suicidaire. Un algorithme diagnostique en quatre étapes est proposé : (1) distinguer la maladie des cauchemars des cauchemars isolés ; (2) évaluer les quatre dimensions centrales de la maladie des cauchemars ; (3) éliminer les diagnostics différentiels ; (4) identifier les facteurs prédisposants, précipitants, perpétuant et les comorbidités, en particulier psychiatriques. La prise en charge doit cibler conjointement la maladie des cauchemars et les pathologies psychiatriques ou non psychiatriques associées. En cas de comorbidité psychiatrique, il convient d’évaluer en priorité une éventuelle déstabilisation du trouble psychiatrique et d’en optimiser le traitement. Les comorbidités susceptibles d’entretenir la symptomatologie doivent être systématiquement recherchées et traitées. La thérapie par répétition d’imagerie mentale (RIM) constitue actuellement le traitement de première intention de la maladie des cauchemars. Néanmoins, le développement d’approches thérapeutiques plus ciblées et personnalisées demeure nécessaire. Les travaux futurs devront s’attacher à affiner les stratégies d’intervention selon les profils de comorbidité et à mieux distinguer les formes idiopathiques des formes comorbides.
Conclusion |
Les cauchemars, encore trop souvent négligés en pratique clinique, requièrent une évaluation systématique et une prise en charge individualisée, en particulier lorsqu’ils s’inscrivent dans un contexte de troubles psychiatriques, afin de réduire la souffrance psychique et d’améliorer le pronostic clinique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Nightmares, Depression, Parasomnias, Imagery rehearsal therapy
Mots clés : Cauchemars, Dépression, Parasomnies, Répétition par imagerie mentale
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