Infections transmises par le greffon dans les pays du Sud : focus sur les donneurs séropositifs pour le VIH - 21/04/26
Donor-derived infections in Southern countries: Focus on HIV seropositive donors

Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Points forts |
• | La transplantation D+/R+ pour le VIH est faisable et sûre, avec un contrôle virologique maintenu. |
• | Les résultats de la transplantation rénale sont comparables entre greffons VIH+ et VIH− dans les cohortes nord-américaines. |
• | Le risque de surinfection par la souche du donneur est rare et sans impact clinique majeur. |
• | Les variants APOL1 du donneur constituent un déterminant majeur du pronostic du greffon en Afrique. |
• | Des protocoles nationaux stricts encadrent la sélection et le suivi des patients. |
Highlights |
• | HIV D+/R+ transplantation is feasible and safe with sustained virological control. |
• | Kidney transplant outcomes are comparable between HIV-positive and HIV-negative grafts in North American cohorts. |
• | Donor-derived HIV superinfection is rare and has no major clinical impact. |
• | Donor APOL1 variants are a key determinant of graft prognosis in Africa. |
• | Strict national protocols ensure careful selection and patient long-term monitoring. |
Résumé |
Les traitements antirétroviraux efficaces ont permis de réaliser des transplantations d’organes chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Dans les pays du Sud marqués par une forte prévalence du VIH, l’utilisation de greffons issus de donneurs séropositifs pour le VIH pour des PVVIH efficacement traités (D+/R+) représente une stratégie pertinente pour réduire la pénurie d’organes. Les expériences sud-africaine et nord-américaine ont démontré la faisabilité et la sécurité des transplantations rénales, hépatiques et cardiaques D+/R+. Le risque de surinfection virale apparaît en effet rare et sans impact clinique significatif. En Afrique subsaharienne, la prise en compte des variants APOL1 chez les donneurs est essentielle, car ils sont associés à un risque accru d’échec du greffon et à un moins bon pronostic rénal pour les éventuels donneurs vivant avec le VIH. La transplantation D+/R+ pour le VIH constitue donc une option sûre, sous conditions strictes de sélection et de suivi des donneurs et des receveurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Effective antiretroviral therapies have made organ transplantation possible in people living with HIV (PLHIV). In Southern countries characterized by a high prevalence of HIV, the use of transplants from HIV-positive donors for effectively treated PLHIV (D+/R+) represents a relevant strategy to reduce organ shortages. South African and North American experiences have demonstrated the feasibility and safety of D+/R+ kidney, liver, and heart transplants. The risk of secondary viral infection appears to be rare and without significant clinical impact. In sub-Saharan Africa, consideration of APOL1 risk variants in donors is essential, as they are associated with an increased risk of graft failure and poorer renal prognosis for potential donors living with HIV. HIV D+/R+ transplantation, therefore, represents a safe option under strict donor and recipient selection criteria and careful long-term follow-up.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Transplantation d’organe, VIH, Infections transmises par le greffon, Pays du Sud
Keywords : Solid organ transplantation, HIV, Donor-derived infections, Southern countries
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