Stratégie de reconditionnement physique des pompiers aéroportuaires - 13/05/26
Physical fitness strategy for airport firefighters
Résumé |
Introduction |
En Belgique, l’absence de critères légaux d’aptitude médicale pour les pompiers a conduit, en 2009, à l’émission de recommandations par un consensus des services interentreprises pour la prévention et la protection au travail (CoPrev). Ces recommandations incluaient des seuils de VO2-max de 45 ml/kg/min à l’embauche et de 38 ml/kg/min lors de l’examen périodique. En 2017, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a introduit des critères d’aptitude pour les pompiers aéroportuaires, fixant un seuil minimum de VO2-max à 35 ml/kg/min. Cette étude visait à évaluer les niveaux de condition physique des pompiers d’aéroport et à développer une stratégie de reconditionnement efficace pour améliorer leur condition physique et garantir le respect de seuils de VO2-max établis. En mettant en œuvre une approche structurée, nous avons cherché à améliorer les normes de santé et de sécurité au sein de cette main-d’œuvre essentielle.
Méthodes |
En 2016 et 2017, nous avons évalué la condition physique des pompiers d’un aéroport belge à l’aide d’épreuves d’effort ergospirométriques réalisées auprès du service Incendie. Au total, 28 pompiers ont participé.
Résultats |
Les résultats ont révélé que 75 % des participants présentaient une VO2-max inférieure à 38 ml/kg/min, avec une médiane à 32,8 ml/kg/min. Ceci souligne la nécessité d’un programme de reconditionnement structuré.
Discussion |
En 2023, nous avons démarré une stratégie de reconditionnement axée sur quatre piliers :
– dépistage des troubles du sommeil,
– reconditionnement physique,
– hygiène diététique, et
– arrêt du tabac.
Nous avons développé un algorithme décisionnel pour évaluer les niveaux de condition physique en fonction des résultats de VO2-max. Les pompiers ayant un VO2-max inférieur à 30 ml/kg/min ont reçu des restrictions temporaires sur l’utilisation d’appareils respiratoires autonomes, tandis que leurs tâches de travail ont été adaptées pour des périodes de trois mois, renouvelables jusqu’à quatre fois. Pour les valeurs de VO2-max comprises entre 30 et < 35 ml/kg/min, nous avons adapté les décisions aux facteurs de risque individuels et aux performances lors d’un parcours canadien.
Conclusion |
Les programmes de santé au travail sont essentiels pour promouvoir des environnements de travail plus sains et plus sûrs pour les pompiers. Depuis sa mise en œuvre, cette stratégie a facilité un suivi personnalisé et amélioré la condition physique des participants, soulignant ainsi son intérêt pour les services d’incendie des aéroports.
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Vol 87 - N° 2
Article 103060- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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