Syndrome d’apnées du sommeil chez les conducteurs du groupe lourd dans une entreprise de transport urbain - 13/05/26
Sleep apnea syndrome in heavy goods vehicle drivers in an urban transport company
Résumé |
Introduction |
Les conducteurs professionnels dans le secteur des transports urbains sont exposés à des contraintes de vigilance avec un risque d’accidents majoré en cas de syndrome d’apnées du sommeil (SAS). Des recommandations pour le diagnostic et la prise en charge, ainsi que des contraintes légales existent, mais la documentation est parfois difficile à obtenir en service de santé au travail. Cette étude évalue l’état de santé et la disponibilité de la documentation médicale (DM), ainsi que la prise en charge quand un diagnostic de SAS a été codé dans le dossier médical.
Méthode |
Un dossier médical informatisé est utilisé dans le SPSTI. Le code G47.3 a été requis sur la population des conducteurs SAS (C-SAS) d’une l’entreprise de transport urbain et tous les dossiers ont été analysés individuellement afin d’identifier la qualité de la documentation et de l’état de santé. Les mêmes pathologies ont été analysées et recherchées par les codes CIM dans la population des conducteurs non-SAS (C-NSAS).
Résultats |
L’entreprise emploie 954 conducteurs dont 67 (7 %) remplissent les critères d’inclusion. Parmi eux, 65 sont C-SAS (89 % hommes) et 888 C-NSAS (81 % hommes), 1 n’a pas de SAS et 1 un mouvement périodique des membres inférieurs. La DM diagnostique du SAS est présente dans 34/66 (52 %) dossiers alors qu’un traitement est déclaré dans 91 % des cas. L’index Apnées hypopnées est de 40 ± 17/h (n = 35) avant et de 8 ± 9 après la prise en charge (N = 43). Les Tests de maintien d’éveil sont retrouvés dans 25 dossiers. Le traitement était une CPAP dans 75 % des cas. Une HTA, des lombalgies ou sciatiques, un syndrome dépressif, un diabète ou une atteinte de la coiffe sont présents chez les C-SAS dans 50 %, 21 %, 14 %, 8 % et 6 % contre seulement 10 %, 14 %, 7 %, 4 % et 2 % chez les C-NSAS soit un Risque Relatif majoré de x5, x1,33, x2, x2 et x3 pour chaque pathologie respectivement. Un aménagement du poste de travail a été réalisé dans 33 cas (50 %) dont 14 sur des horaires du matin, 7 sur les après-midis et 9 sur des temps partiels. Une RQTH a été demandée dans 5 cas, une invalidité et une reconnaissance de maladie professionnelle dans 1 cas.
Discussion et conclusion |
Le SAS affecte 7 % de la population des conducteurs avec une importante comorbidité requérant des aménagements du poste fréquents. L’interrogation du DMST montre que la documentation médicale est difficile à obtenir parmi les C-SAS alors qu’il existe des contraintes légales fortes.
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Vol 87 - N° 2
Article 103092- avril 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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