HTA du travailleur âgé - 15/05/26
Résumé |
L’HTA est un enjeu de santé public. Il s’agit d’un facteur de risque de maladie cardiovasculaire, modifiable, non seulement par les traitements médicamenteux mais aussi par des prises en charge non médicamenteuses. La prévention primaire de l’HTA par les conseils sur le mode de vie constitue un enjeu de santé public que les services de santé au travail peuvent investir. Cette prévention primaire permet de lutter contre d’autres maladies chroniques (surpoids, obésité, diabète de type 2, cancer). Depuis le plan santé au travail n o 3, cette prévention fait partie intégrante des missions des SPST. Les données épidémiologiques montrent que 17 millions de personnes de plus de 18 ans sont atteintes d’HTA en France dont plus de 6 millions sans le savoir. La fréquence de cette maladie augmente avec l’âge. Dans le contexte actuel de raréfaction de la médecine générale, les services de prévention et santé au travail jouent un rôle majeur dans le dépistage de la maladie. Il convient donc de connaître et de mettre en œuvre les bonnes pratiques de mesures (qualité de la mesure lors de la visite, automesure selon la règle des 3, voire pendant 7 jours). Moins d’un hypertendu sur deux déclare avoir reçu un conseil hygiénodiététique dans l’année. De par leur structuration pluridisciplinaire, les services de santé au travail peuvent s’organiser pour la délivrance de ces conseils : alimentation adaptée, modération de la consommation d’alcool, modération de la consommation de sel, activité physique suffisante, diminution de la sédentarité, conseil pour l’arrêt du tabagisme, gestion du stress, qualité du sommeil. Des documents peuvent être remis aux patients comme support aux conseils délivrés par les services. Un hypertendu sur deux est traité pharmacologiquement. Un hypertendu sur quatre est contrôlé et la première cause de contrôle insuffisant est la mauvaise adhérence au traitement. Là encore, les services de santé au travail peuvent engager des actions d’amélioration, d’autant plus que les médecins du travail ne sont pas prescripteurs et que donc, le dialogue sur ce point avec les patients est différent de celui qui est possible en médecine de soin. Les visites de santé au travail, réalisées par l’infirmière ou le médecin, font l’objet d’une mesure de pression artérielle. En cas de non-contrôle des chiffres de pression, il convient de connaître les modalités de vérification de cette mesure, d’en rechercher les causes pour orienter correctement le patient. Il convient en particulier de connaître les éléments qui conduisent vers une orientation directe en médecine spécialisée (suspicion d’HTA secondaire, résistance au traitement correctement conduit).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : HTA, Travailleur âgé, Prévention primaire, Observance thérapeutique
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Vol 87 - N° 3-4
Article 103125- juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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